Histoire du Burundi : de la monarchie du Burundi à la république militaire
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Carnet Photographique Burundi |
Le 1er juillet 1962, le Burundi accède à l’indépendance et devient une monarchie constitutionnelle, membre des Nations unies. Cette indépendance se réalise sous des auspices défavorables. En octobre 1961, l’assassinat du prince héritier Rwagasore, qui prônait une participation de toutes les communautés au pouvoir, suivi de celui du Premier ministre (hutu) Pierre N’Gendandunwe, marque le début de l’instabilité politique, durant laquelle se succèdent coups d’État des militaires tutsi et insurrections hutu suivies de massacres massifs des insurgés (en 1965, 1972, 1988 et 1992). La révolution antiféodale au Rwanda voisin pousse en effet les Hutu à revendiquer le partage du pouvoir. |
En juillet 1966, le mwami Mwambutsa IV est déposé par les militaires qui le remplacent par son fils, le moderniste Ntare V. Quatre mois plus tard, le capitaine Michel Micombero prend le pouvoir, proclame la république, puis est nommé président. Il tente notamment de diminuer l’influence de l’Église. En novembre 1976, Micombero est évincé par un coup d’État, qui mène au pouvoir le général Jean-Baptiste Bagaza. La paix entre les Tutsi, au pouvoir, et la majorité hutu demeure précaire, tandis que la nouvelle Constitution de 1981 consacre le parti unique. Élu au cours d’un scrutin dont il est le seul candidat, en 1984, Bagaza est déposé par un nouveau coup d’État en septembre 1987 et remplacé par le major Pierre Buyoya, chef d’un comité militaire de salut national. Le nouveau dirigeant affirme sa volonté d’établir un système plus égalitaire entre les |
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Rwagasore |
communautés, manifestée par la libération des prisonniers politiques et par le retour à la liberté de culte. Cependant, en août 1988, de nouveaux massacres de Hutu ensanglantent le pays."Burundi" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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