Répression jusqu'en 1958


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Le Parti communiste, rebaptisé Parti des travailleurs socialistes hongrois et dirigé par János Kádár, mène une répression sévère jusqu’en 1958 : des centaines d’insurgés sont déportés en URSS ; Nagy et bon nombre de ses partisans sont exécutés ; le cardinal Mindszenty trouve refuge auprès de la délégation américaine à Budapest et y reste jusqu’à être autorisé à quitter le pays en 1971. Kádár demeure solidement aux commandes du pays pendant plus de trente ans. Le gouvernement reste sous la coupe soviétique et participe à l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1968.

Peter Medgyessy
Peter Medgyessy

La Hongrie dans les années 1970 et 80


La même année, le Nouveau Mécanisme économique (NEM), programme prônant la décentralisation du pouvoir économique et l’attribution de plus d’initiatives aux responsables des usines, est instauré. La rentabilité plutôt que les quotas de production devient le critère d’efficacité d’une usine. Au bout de cinq ans, le NEM apparaît comme un succès bien que l’on ait enregistré une légère baisse du taux de croissance industrielle. Dès le début des années 1970, la Hongrie accroît ses contacts commerciaux et culturels avec les pays non communistes, mais le régime demeure attentif à ne pas heurter l’URSS, qu’il soutient contre les tentatives de libéralisation en Pologne, en 1981 et 1982. L’effondrement économique du milieu des années 1980 conduit à des mesures d’austérité et suscite une manifestation de masse pour la liberté d’expression et l’instauration de réformes publiques.

En mai 1988, Kádár doit être remplacé au poste de secrétaire général du parti par le Premier ministre Károly Grósz qui lance un programme économique austère instaurant de nouveaux impôts, des suppressions de subventions, et autorisant la création d’un petit secteur privé. Autres signes de libéralisation, le gouvernement assouplit la censure, autorise la formation de partis politiques indépendants et reconnaît le droit de grève et de manifestation. En 1989, Imre Nagy reçoit des funérailles dignes d’un héros national. Les lois relatives à l’immigration sont assouplies, et la Constitution revue dans le sens du passage à une démocratie multipartite. Le pays abandonne son nom de République populaire hongroise pour redevenir la république de Hongrie. En mars et avril 1990, une coalition des partis de centre droit conquiert la majorité parlementaire lors des premières élections législatives libres depuis quarante-cinq ans. Le référendum pour l’élection directe du président échoue faute de participants.

La Hongrie dans l'Europe en 1991 - 1992


Le Parlement nomme un écrivain, Árpád Göncz, à la tête de l’État. En 1990, la Hongrie devient la première nation d’Europe centrale à rejoindre le Conseil de l’Europe et, en 1991-1992, le gouvernement signe des accords de coopération avec la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Russie et l’Ukraine. Les relations avec la Roumanie et la Slovaquie restent difficiles à cause de la situation des minorités hongroises dans ces pays, notamment le 1,7 million de Hongrois vivant en Roumanie. Au milieu de 1992, la Hongrie est confrontée au problème des réfugiés (au moins 100 000) fuyant l’ex-Yougoslavie, et doit faire appel à l’aide occidentale.

En avril 1994, la Hongrie présente sa candidature à l’Union européenne. Elle est le premier pays d’Europe centrale à effectuer cette démarche. Aux élections parlementaires de mai, le Parti socialiste hongrois (l’ancien Parti socialiste ouvrier hongrois) retrouve une majorité avec 72 p. 100 des sièges ; son chef, Gyula Horn, devient Premier ministre. Une nouvelle série de mesures d’austérité est votée et le programme de privatisation relancé.

Politique d'austérité


Le 19 juin 1995, Árpád Göncz, soutenu par la coalition au pouvoir, est réélu président de la République. La politique d’austérité et de stabilisation du nouveau gouvernement, dont les effets commencent à se faire sentir en 1997 avec une réduction de la dette publique et du chômage, favorise l’ouverture du pays vers l’Europe occidentale. Ses bons résultats et son ouverture, s’accompagnant d’une reprise économique, valent ainsi à la Hongrie de faire partie du premier groupe de pays d’Europe de l’Est à être invités à adhérer à l’Union européenne. De même, la Hongrie, avec la Pologne et la République tchèque, est retenue, lors du sommet de l’Alliance Atlantique de juillet 1997, pour être incluse dans la première vague d’élargissement de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), effective en mars 1999. Cette intégration est approuvée, lors d’un référendum en novembre 1997, par 85 p. 100 des électeurs hongrois (même si la participation n’est que de 49 p. 100). Les élections législatives de 1998 sont remportées (38,6 p. 100 des voix, 148 sièges) par la Fédération des jeunes démocrates-Parti civique hongrois (Fidesz-MPP), formation de droite, dirigée par Viktor Orban, qui devance de peu le Parti socialiste. Viktor Orban, désigné comme Premier ministre, signe un accord de coalition gouvernementale avec le Parti indépendant des petits propriétaires et des paysans (FKGP), de tendance nationaliste. En mars 1998, les pourparlers sur l'adhésion de la Hongrie à l'Union européenne (UE) commencent. Lors de la guerre du Kosovo, en 1999, la Hongrie sert de base de stationnement pour des avions de l’OTAN. En juin 2000, Ferenc Madl, un professeur de droit, est élu à la présidence de la République. "Hongrie © Photo et Encarta.

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