Histoire de la Somalie : la colonisation française
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L’histoire du territoire actuel de la Somalie remonte à l’Antiquité, où la région était connue des Égyptiens sous le nom de Pount. Entre le IIe et le VIIe siècle apr. J.-C., plusieurs parties septentrionales de cette région sont rattachées au royaume éthiopien d’Aksoum. Des tribus arabes s’installent au VIIe siècle le long de la côte du golfe d’Aden et fondent un sultanat sur la côte, centré sur le port de Zeila. |
En même temps, le pays s’islamise sous l’influence de missionnaires chiites venus d’Iran. Les Oromo, des pasteurs-agriculteurs, entament une lente montée vers l’Ogaden et le plateau abyssin. Les Somalis, pasteurs-nomades installés dans le nord de la Corne de l’Afrique, commencent à leur tour à migrer vers cette région à partir du XIIIe siècle. Ils s’installent définitivement sur le territoire qui forme l’actuelle Somalie au début du XVIe siècle. Le terme « somali » apparaît alors dans les chants guerriers éthiopiens. Le sultanat et comptoir arabe de Zeila devient une dépendance du Yémen, puis est conquis par l’Empire ottoman. À la fin du XVIe siècle, une première tentative d’unification politique a lieu ; l’émir de Harrar, Ahmed el Ghazi, dit Mohammed Gragne (« le gaucher »), déclenche une guerre contre l’Éthiopie qu’il ravage. Après avoir remporté quelques victoires, les Somalis sont finalement repoussés. |
La première puissance européenne dans la région est la Grande-Bretagne, qui prend possession d’Aden (aujourd’hui au Yémen), étape sur la route des Indes, en 1839. Après l’ouverture du canal de Suez en 1869, l’importance stratégique de la Corne de l’Afrique et de la Somalie s’accroît. Au milieu des années 1870, les Turco-Égyptiens occupent certaines villes de la côte somalienne et une partie de la région intérieure adjacente. Puis, quand les troupes égyptiennes quittent la région en 1882, la Grande-Bretagne occupe ce territoire, afin d’endiguer la révolte du Mahdi au Soudan. En 1887, un protectorat britannique est proclamé sur le Somaliland britannique. Ce protectorat, à l’origine une dépendance d’Aden, est placé sous l’administration du Foreign Office britannique en 1898, puis de l’Office colonial en 1905. Le contrôle des Britanniques sur l’intérieur du protectorat est contesté par la révolte du mouvement religieux nationaliste des derviches, dirigés par Muhammad Abdullah Hassan, dit le Mad Mullah (le « mollah fou ») par les Britanniques, entre 1899 et 1910, qui tente à nouveau d’unifier le pays. En 1910, les Britanniques abandonnent l’intérieur des terres, se retirent vers les régions côtières et ne soumettent les rebelles qu’en 1921. |
L’intérêt de l’Italie pour la côte somalienne se développe également à la fin du XIXe siècle. Par des traités, passés en 1905, avec les sultans somalis et des conventions avec la Grande-Bretagne, l’Éthiopie et Zanzibar, la région bordant la côte de l’océan Indien, au sud du pays, devient italienne. Suite au traité de Londres de 1915, l’Italie étend son contrôle sur l’intérieur du pays. En 1936, l’Italie réunit ses territoires de la Somalia, de l’Érythrée et de l’Éthiopie nouvellement conquise pour constituer l’empire colonial de l’Africa Orientale Italiana. Après l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’Allemagne en 1940, les troupes italiennes envahissent le Somaliland britannique. Toutefois, les Britanniques reconquièrent le protectorat en 1941. "Somalie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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