Carnet Photographique Afrique
Histoire de la Mauritanie : la société maure
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Des vestiges datant de l’âge de pierre sont présents partout dans le pays. Les variations climatiques et la désertification du Sahara, déclenchée il y a six millénaires, ont déterminé le peuplement du pays. Les villages néolithiques de Dhar Tichit et de Oualata datent du IIe millénaire avant notre ère et révèlent des traces de culture du mil, de pêche dans les mares et les lacs nombreux à l’époque, et d’élevage de bovins. Sur la côte, des amas de coquillages témoignent de l’existence d’une population de pêcheurs commerçant avec l’intérieur au tournant de notre ère.

Des Berbères nomades venus du nord, possesseurs de chevaux et de chameaux, s’installent dans cette région en voie de désertification au Ier millénaire av. J.-C. Ils assujettissent les agriculteurs noirs, qui deviennent leurs tributaires et introduisent la culture du palmier-dattier dans les zones pourvues de sources, donnant ainsi naissance à des oasis. Au Ier millénaire apr. J.-C., de nouveaux arrivants appartenant à la confédération des Sanhadjas dominent les échanges entre l’Afrique du Nord et l’empire du Ghana, dont la capitale est Koumbi Saleh dans le sud-est mauritanien. Le grand comptoir entre ce royaume d’où parvient l’or du Soudan se trouve à Aoudaghost.

Convertis à un islam austère, le sunnisme de rite malékite, les Sanhadjas sont à l’origine des Almoravides qui s’emparent d’Aoudaghost puis de Koumbi Saleh en 1076.

Cependant, l’empire du Ghana survit jusqu’au début du XIIIe siècle, époque à laquelle il est annexé à l’empire du Mali. Les Berbères sont à leur tour assujettis par les Arabes au XVIe siècle. De cette époque date la structuration en castes de la société mauritanienne : au sommet de la pyramide se trouvent les tribus libres, principalement d’origine arabe, qui forment la caste des guerriers ou « Hassan » ; ensuite viennent ceux qui, ayant été vaincus au combat, n’ont pas le droit de porter les armes et qui, généralement d’origine berbère, se sont réfugiés dans la pratique du commerce ou les études religieuses : les « marabouts » ; les Noirs se partagent entre esclaves affranchis, mais tributaires, cultivant les oasis, ou « haratines », et les esclaves domestiques, ou « abid ». L’arabe intègre les dialectes berbères pour former l’arabe hassanya, la langue du pays.

"Mauritanie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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Femme maure
Femme de Mauritanie. Source Encarta
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