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Histoire du Mali : le Mali des grands empires
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L’adrar des Iforas est riche en vestiges néolithiques, témoignant de l’époque (Ve millénaire avant notre ère) où le Sahara était une savane. Les migrations des populations sahariennes vers la vallée du Niger débutent au IIIe millénaire alors que le climat se fait plus aride. À l’aube de notre ère, le delta intérieur du fleuve est déjà au cœur des échanges entre la savane et le désert. Les premières cités s’y développent, telle Jenné-Jeno (ou Djenné-Jéno), près de l'actuelle Djenné. Le commerce transsaharien du sel et de l’or fonde la prospérité de l’empire du Ghana, érigé par les Soninké, vers le Ve siècle apr. J-.C., dans cette région du Soudan occidental, entre les fleuves Niger et Sénégal. En 1076, l’empire succombe sous les coups des Almoravides berbères, qui ont entrepris l’islamisation de l’Afrique occidentale.

C’est à cette époque que les Bambara s’établissent dans la région. Au XIIIe siècle, le Ghana, redevenu un royaume est absorbé par l’empire du Mali, qui contrôle les gisements aurifères du Haut-Sénégal-Niger et qui, à son apogée, sous le règne de Kankan Moussa, étend son influence sur toute la savane de l’Ouest africain, jusqu’à l’Atlantique. Djenné, Gao et Tombouctou commencent à devenir de grands centres commerciaux, artistiques et intellectuels de l’islam soudanais. Leur rayonnement s’accroît encore après que l’empire du Mali s’est effacé, au XVe siècle, au profit du royaume de Gao. Les armées de Sonni Ali, puis d’Askia Mohammed diffusent l’islam à travers la savane et donnent à Tombouctou son rayonnement. Au maximum de son extension, le royaume de Gao, devenu l’Empire songhai, couvre la plus grande partie du Mali moderne, englobe à l’ouest des territoires de l’actuelle Guinée et étend son influence jusqu’à Kano, au nord du Nigeria. L’Empire est détruit par une expédition marocaine en 1591.

Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, le territoire malien est morcelé en plusieurs petits États, dont celui de Ségou fondé par les Bambara. Ces derniers, comme les Dogon, ont résisté à l’islamisation. Ils sont la cible de la guerre sainte menée, dans la seconde moitié du XIXe siècle, par le chef musulman El-Hadj Omar, fondateur d’un empire toucouleur, s’étendant de Tombouctou jusqu’aux sources du Niger et du Sénégal — ce dernier, poursuivi par les Peul et les Bambara meurt en 1864, à Bandiagara.

"Mali" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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Statue au Mali
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