Histoire des institutions du Cap Vert
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Carnet Photographique Cap Vert |
En 1975, l’archipel du Cap-Vert devient indépendant et constitue un État unitaire avec la Guinée-Bissau, l’ancienne colonie portugaise la plus proche. Cet État est dirigé par le parti unique qui avait catalysé les sentiments nationalistes, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), mouvement d’orientation marxiste. En 1980, les deux pays se séparent et le PAIGC se scinde en deux mouvements. |
La section cap-verdienne (Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert, PAICV) demeure le parti unique jusqu’en 1990, date à laquelle est introduit le multipartisme. La République du Cap-Vert devient alors le premier État africain à passer d’un régime de parti unique à un système démocratique pluraliste. Cette transition pacifique se traduit par l’arrivée au pouvoir, en 1991, du principal parti d’opposition, le Mouvement pour la démocratie (MPD), qui remporte les élections législatives (Carlos Veiga succède à Pedro Pires au poste de Premier Ministre) et le scrutin présidentiel (Antonio Mascarenhas Monteiro succède à Aristides Pereira avec 72 p. 100 des suffrages). |
Le MPD dirige le pays jusqu’à ce que les élections de 2001 consacrent une véritable alternance politique avec la victoire du PAICV, converti à la social-démocratie — Pedro Pires est élu à la présidence de la République contre Carlos Veiga avec seulement une dizaine de voix d’avance, et José Maria Neves est nommé Premier ministre. Lors des élections de 2006, l’ancien parti unique conserve le pouvoir — Pedro Pires est réélu avec près de 51 p. 100 des suffrages contre Carlos Veiga. Le Cap-Vert se caractérise ainsi par une stabilité politique remarquable. "Cap Vert" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 |
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Pedro Pires |
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