Carnet Photographique : le Canada
Histoire du Gabon
Carnet Photographique Gabon

L’histoire ancienne du pays demeure mal connue et l’on sait très peu de choses sur ses premiers habitants, les traditions orales se référant à une période beaucoup plus récente. La découverte de vestiges datant du paléolithique et du néolithique a révélé cependant une occupation très ancienne du territoire de l’actuel Gabon, alors qu’il était couramment admis, jusque dans les années 1960, que les forêts n’avaient pas été pénétrées. Les Pygmées sont les premiers habitants connus de la forêt gabonaise. Vers le XIIIe siècle, les peuples de l’ouest (Myénés, Mpongwés, Orungous et Galoas), se sont établis dans le pays.

Ceux du sud-ouest, dont les Pounous, sont venus du Congo, ceux du sud-est (Nzabis, Tégués) sont liés aux Batékés de Brazzaville. L’installation des Fang, dans le nord, a commencé progressivement à partir de la fin du XVIIIe siècle.

En 1472, les Portugais parviennent jusqu’à l’estuaire du Gabon et longent ensuite la côte atlantique. Les Portugais, puis les Français, les Hollandais et les Anglais développent, durant les siècles suivants, la traite négrière, à destination des pays du Nouveau Monde (voir Commerce triangulaire). Les Français sont les premiers à s’établir dans le pays de manière permanente : en 1838, ils signent un traité avec le souverain mpongwé et, cinq ans plus tard, ils créent un poste militaire dans l’estuaire du Gabon. Dès lors, les missions catholiques françaises se multiplient dans le pays. En 1849, Libreville est fondée pour des esclaves libérés des cales d’un navire négrier.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, les Français étendent leur influence jusqu’à l’intérieur du pays, signant des accords avec les peuples du sud-est.

Entre 1875 et 1885, Pierre Savorgnan de Brazza explore l’Ogooué et atteint le fleuve Congo.

Après que la frontière entre le Cameroun allemand et le Gabon français a été fixée au congrès de Berlin, le Gabon devient, en 1886, un territoire de l’Empire colonial français. Les sociétés commerciales de la métropole reçoivent de vastes concessions et s’engagent dans l’exploitation de l’okoumé. La mise en valeur du territoire demeure néanmoins toujours très limitée.

À partir de 1899, le Gabon est rattaché au Congo français, Libreville demeurant la capitale du territoire ainsi étendu. En 1904, elle perd cependant ce statut au profit de Brazzaville. En 1910, le Gabon devient une colonie de l’Afrique-Équatoriale française (AÉF). Albert Schweitzer, médecin missionnaire, fonde l’hôpital qui porte son nom à Lambaréné en 1913.

Albert Schweitzer
Albert Schweitzer. Encarta
Le travail forcé est utilisé notamment pour la construction du chemin de fer Congo-Océan. Les conditions de vie et de travail sont telles sur le chantier, où 20 000 à 30 000 hommes trouvent la mort, qu’elles suscitent les premières révoltes massives contre l’administration française. L’une des voix qui s’élèvent pour dénoncer les abus est celle de Léon M’Ba, un Fang nommé chef du canton en 1922. Il est exilé en Oubangui-Chari (actuelle République centrafricaine) en 1936.
Acquis à la France libre après 1941, à l’issue d’affrontements meurtriers entre colons vichystes et gaullistes, le Gabon devient, en 1946, territoire français d’outre-mer, et récupère la région du haut-Ogooué. Cette région, où se situent les plus riches gisements miniers du Gabon, avait été transférée au Congo en 1925. "Gabon" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Recherche personnalisée