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L'Italie - une histoire tumultueuse


Andreotti en Italie
Andreotti en Italie

De juin 1979 à juin 1981, les démocrates-chrétiens se maintiennent au pouvoir. Cependant, en 1981, Giovanni Spadolini, le dirigeant du petit Parti républicain, devient le premier chef de gouvernement non démocrate-chrétien de l’après-guerre. La Démocratie-chrétienne, atteinte par le scandale de la Loge P 2, une loge maçonnique secrète recrutant dans la classe politique et la haute administration, est déstabilisée.

Histoire contemporaine de l'Italie


En août 1983, une autre série de crises aboutit à la nomination du premier chef de gouvernement socialiste depuis la guerre, Bettino Craxi. Très populaire, le nouveau président du Conseil doit cependant faire face à une situation difficile alliant à la fois de réelles difficultés économiques, la multiplication de scandales et l’extension de la corruption, ainsi que la poursuite du terrorisme. Il réussit néanmoins à maintenir la croissance économique et à réduire l’inflation. En matière diplomatique, Craxi oriente son action en direction de la construction européenne et particulièrement vers les pays du bassin méditerranéen.

Une succession de crises politiques


Religion dominante en Italie (83,7 p. 100 de la population), longtemps religion nationale, le catholicisme perd ce statut en 1984, lorsqu’un nouveau concordat, signé le 18 février entre le Vatican et le gouvernement de Craxi, instaure la séparation de l’Église et de l’État et reconnaît le pluralisme religieux. En juillet 1987, le démocrate-chrétien Giovanni Goria devient président du Conseil, et prend la tête d’une coalition de cinq partis.

Dini
Dini

Celle-ci se brise en mars 1988, et Ciriaco De Mita, chef de l’aile gauche des démocrates-chrétiens, dirige le gouvernement suivant. Un an plus tard, il doit démissionner de son poste de secrétaire du parti, puis abandonner son fauteuil de président du Conseil deux mois après. En juillet, Andreotti revient au pouvoir pour la sixième fois. Les divisions entre les démocrates-chrétiens et la coalition des cinq partis l’amènent à quitter ses fonctions en mars 1991. Aucun homme politique ne voulant former de cabinet, Andreotti reprend du service en avril ; la coalition qu’il forme reste au pouvoir pendant un an environ.

La chute des régimes communistes d’Europe de l’Est bouleverse le paysage politique italien. En 1990, les communistes italiens exsangues se rebaptisent Parti démocratique de gauche (PDS). Abandonnant la rhétorique communiste traditionnelle lors du Congrès de Rimini en février 1991, le mouvement dirigé par Achille Occhetto élargit sa réflexion à l’environnement, au féminisme et à l’écart économique toujours présent entre le Nord industriel et le Sud agricole. Le Parti socialiste, toujours dirigé par Craxi, tente d’unifier la gauche et se baptise le Parti de l’unité socialiste.

Les électeurs sanctionnent les formations traditionnelles en avril 1992. Les démocrates-chrétiens, jadis tout-puissants, ne remportent que 29,7 p. 100 des suffrages, réalisant le plus mauvais score de leur histoire ;les néocommunistes obtiennent 16,1 p. 100 (26,6 p. 100 en 1987) et les socialistes 13,6 p. 100.

Falcone
Falcone

L’inertie de l’électorat résulte de la combinaison de différents facteurs : une économie malade, les ravages d’un chômage massif, la révélation d’une corruption politique généralisée en relation avec la Mafia. Née en Sicile au xixe siècle, cette organisation fonctionnant selon une structure familiale, observant des rituels et des codes très particuliers, a, petit à petit, gangrené la société et l’économie. Au milieu des années 1980, les magistrats, réunis autour de Giovanni Falcone, ont obtenu d’importants succès contre cette « pieuvre », mais la situation ne cesse de se dégrader et plusieurs juges, dont Falcone lui-même, sont assassinés en 1992-1993. Au cours des années suivantes, plus de 6 000 personnes, dont des centaines de politiciens, de magistrats et d’hommes d’affaires, sont mises en examen ou emprisonnées pour des délits de toute nature. Bettino Craxi est même obligé de quitter son poste de secrétaire du Parti socialiste, au début de 1993. En avril 1993, l’électorat italien approuve huit référendums de réformes du système électoral du pays. Puis, le président du Conseil, le socialiste Giuliano Amato, démissionne, après l’opération « Mains propres » visant la corruption des partis politiques et est remplacé par le directeur de la Banque d’Italie, Carlo Azeglio Ciampi. © "Italie" . Sources Encarta

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