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La colonisation de l'Algérie


Portrait d'Abd el Kadher
Abd el Kadher

Les premiers colons français qui s’établissent aux environs d’Alger achètent à bas prix ou confisquent leurs domaines aux propriétaires algériens et turcs. La conquête, menée par l’armée française, ne s’achève qu’en 1857 avec la soumission des oasis du Sud et de la Kabylie. Elle est facilitée par le repli opéré par les Ottomans, qui, dès 1820, ont octroyé des chartes libérales officialisant la transformation des régences en protectorats semi-indépendants, puis par l’impossibilité pour les chefs de guerre algériens de faire en quelques années l’unité d’un pays morcelé politiquement, géographiquement et ethniquement. C’est dans ce vide politique que s’engouffrent les conquérants.

Histoire de l'Algérie : la colonisation française


La colonisation officielle commence en 1836 dans la Mitidja. D’abord réticente, l’administration française organise l’attribution de terres à des colons dont elle encourage la venue jusqu’au début du xxe siècle, à grand renfort de publicité, notamment chez les viticulteurs du Midi, dont les vignes ont été détruites par le phylloxéra. En 1848, l’Algérie est proclamée territoire français et divisée en trois départements. Les colons constituent une élite privilégiée, qui développe de grands domaines produisant du vin et des agrumes commercialisés en France. Si certains Européens bâtissent de véritables fortunes, la majorité des colons est constituée de fonctionnaires, de petits exploitants agricoles et de commerçants. Après la révolution de 1848 puis au lendemain de la Commune de Paris, des opposants politiques sont déportés en Algérie, venant grossir les rangs des colons.

L’administration de la population musulmane est confiée aux Bureaux arabes créés en 1844 par Bugeaud, gouverneur général de l’Algérie depuis 1840.

Formés uniquement d’administrateurs militaires, ils protègent les populations arabes des exactions des colons et provoquent le sénatus-consulte de 1863 qui, en principe, garantit leurs terres aux tribus.

Sur le plan administratif, les colonisateurs de l’Algérie, les Français comme les Ottomans avant eux, hésitent entre une politique d’assimilation et des mesures visant à préserver l’autonomie de la colonie, sans vraiment réussir à trouver de solution viable. Instrument de l’assimilation, le décret Crémieux de 1870 accorde la citoyenneté française aux 32 000 juifs d’Algérie, puis en 1889 la loi de naturalisation des enfants nés en territoire français permet l’accroissement rapide de la population non musulmane. À partir de 1881, on tente aussi une gestion directe de l’Algérie depuis les ministères parisiens ; échec complet, cette expérience a pour conséquence d’aggraver le sort des populations arabes, ignorées par les législateurs. À la fin du xixe siècle, le régime d’autonomie financière est rétabli. Outre le gouverneur général, l’essentiel du pouvoir est détenu par l’Assemblée des délégations financières des colons, des non-colons et des indigènes musulmans (21 représentants sur 69 membres). Le pays demeure fort peu industrialisé. La population algérienne, évaluée à 2 millions d’habitants à peine en 1830, est estimée à près de 10 millions en 1954, dont 1 million d’Européens.

Le nationalisme algérien


Ibn Badis
Ibn Badis

À la veille de la Première Guerre mondiale, la plupart des jeunes Algériens souhaitent devenir français à part entière, et la mobilisation de 1914 se fait, à l’étonnement des autorités, dans une atmosphère d’« union sacrée », chez les musulmans comme chez les colons. Mais la législation interdit aux autochtones de tenir des réunions publiques ou de quitter leur maison ou leur village sans permission. Sujets français, ils ne peuvent devenir des citoyens de plein droit qu’en renonçant à leur statut coranique. Le nationalisme algérien se développe au début des années 1920 au sein de la bourgeoisie musulmane. La demande initiale concerne simplement l’égalité des droits avec les Européens, comme le souligne le cheikh Ibn Badis : « Le bonheur du peuple algérien, grâce à l’aide de la France démocratique. » Les principaux dirigeants nationalistes, Ahmed Messali Hadj, fondateur, en 1926, de l’Étoile nord-africaine, Ferhat Abbas ainsi qu’Ibn Badis, animateur de la ligue des Oulémas, accueillent favorablement le projet Blum-Violette (1936), qui propose d’élargir l’accès à la citoyenneté française sans contrepartie religieuse. Mais le projet de loi, et toutes les tentatives effectuées dans ce sens, se heurte à l’hostilité des colons comme à celle de l’Assemblée nationale française. C’est dans ce contexte que les nationalistes trouvent une argumentation de choix dans un ouvrage paru peu de temps auparavant : le Livre de l’Algérie de Tewfiq al-Madani (1932) proclame en exergue « L’Islam est notre religion, l’Algérie notre patrie, la langue arabe est notre langue » ; les nationalistes devaient s’en souvenir. "Algérie" . Sources Encarta

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