Frédéric-Guillaume Ier, dit le Roi-Sergent


À la mort de Frédéric Ier, son fils Frédéric-Guillaume Ier, dit le Roi-Sergent (1713-1740), devient roi de Prusse. Déterminé à unifier ses possessions, il forme un État militaire puissant, abolit les douanes et les privilèges locaux, et met en place une administration centralisée très efficace. Il dote la Prusse de la quatrième armée d’Europe continentale. À sa mort en 1740, la Prusse est devenue une puissance européenne capable de rivaliser, au sein du monde germanique, avec l’Autriche.

Le fils de Frédéric-Guillaume Ier, Frédéric II le Grand (1740-1786), l’« ami des philosophes », grande figure du despotisme éclairé, poursuit, à l’intérieur, la politique de son père, fort du soutien de l’aristocratie prussienne et d’une bourgeoisie active. Il exerce un pouvoir absolu, imposant un fort dirigisme étatique, et renforce son armée, à la fois en nombre et en efficacité.

Frédéric-Guillaume, dit le Grand Électeur
Frédéric-Guillaume, dit le Grand Électeur

L’économie connaît, sous son règne, un rapide essor grâce à l’introduction de nouvelles méthodes agricoles et industrielles. À l’extérieur, il se lance dans une habile politique d’annexion aux dépens de la Pologne et de l’Autriche, qui lui permet de se poser en rival de la maison de Habsbourg en Allemagne. À la mort de l’empereur Charles VI en 1740, les électeurs de Bavière et de Saxe rejettent la pragmatique sanction, acte promulgué en 1713 par l’empereur Charles VI, désignant sa fille aînée Marie-Thérèse comme l’unique héritière de l’empire des Habsbourg, en Italie et en Europe centrale. Frédéric II propose son soutien à Marie-Thérèse moyennant la cession de la Silésie à la Prusse.

S’étant heurté à un refus catégorique, il envahit la Silésie, déclenchant du même coup la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). La Bavière, la Saxe et la France s’engagent dans le conflit contre l’Autriche, tandis que l’Angleterre, les Pays-Bas et la Russie viennent au secours des Habsbourg. En 1745, Marie-Thérèse fait couronner son époux, François Ier (1745-1765), duc de Lorraine, empereur du Saint Empire romain germanique. Mais, peu enclin à gouverner, celui-ci délègue le pouvoir à Marie-Thérèse, archiduchesse d’Autriche et reine de Bohême et de Hongrie (1740-1780). Le traité d’Aix-la-Chapelle, en 1748, consacre finalement la pragmatique sanction. Mais la Silésie est reconnue possession prussienne : les Hohenzollern ont désormais fait la preuve de leur puissance.

L'expansion prussienne


L’entrée de la Prusse sur la scène européenne modifie le jeu des alliances. Marie-Thérèse, déterminée à reconquérir la Silésie, s’allie avec Élisabeth Petrovna, impératrice de Russie, tandis que George II d’Angleterre, électeur du Hanovre, en conflit avec la France pour la suprématie coloniale en Amérique du Nord et en Inde, signe un traité de neutralité avec Frédéric II. La vieille rivalité entre les Habsbourg et les Bourbons est même oubliée, et Louis XV, roi de France, conclut une alliance avec Marie-Thérèse. Frédéric II, anticipant l’encerclement, envahit la Saxe et la Bohême, déclenchant ainsi la guerre de Sept Ans (1756-1763), qui oppose la Prusse, l’Angleterre et le Hanovre d’un côté, l’Autriche, la Saxe, la France, la Suède, la Russie et l’Espagne de l’autre.

Malgré son génie militaire, Frédéric n’échappe à la défaite que par la mort d’Élisabeth de Russie. Le successeur de la tsarine, Pierre III Fedorovitch, signe la paix avec la Prusse en 1762. La défaite des Français face aux Anglais, outre-mer, met fin au conflit (1763). Le traité d’Hubertsburg, entre l’Autriche, la Prusse et la Saxe, restaure le statu quo. Cet accord officialise la mainmise de la Prusse sur la Silésie et la conforte dans son rôle de grande puissance européenne.

Cependant, Frédéric II entend poursuivre son expansion vers l’est dans le dessein d’annexer le territoire séparant le Brandebourg de la Prusse. Il profite de la faiblesse de la Pologne, passée sous la tutelle russe. En 1772, à son initiative, la Prusse et l’Autriche s’accordent avec la Russie de Catherine II la Grande sur un premier partage de la Pologne (traité de Saint-Pétersbourg) à l’issue duquel Frédéric II obtient la Prusse-Occidentale, à l’exception de Dantzig (Gdańsk) et de Thorn (Toruń). La Prusse entre à nouveau en conflit avec l’Autriche lorsque l’empereur germanique, Joseph II (1765-1790), successeur de François Ier, tente d’annexer la Bavière dont le trône était vacant, après la mort de l’électeur Maximilien III. Craignant un renforcement de la puissance autrichienne, Frédéric II s’y oppose et forme une Ligue des princes contre l’empereur.

À l’issue de la brève guerre de Succession de Bavière (1778-1779), l’Autriche est contrainte à d’importantes concessions (traité de Teschen, 1779). Elle doit évacuer la Bavière et accepter l’union de la Prusse avec les margraviats d’Ansbach et de Bayreuth. Le traité reconnaît également l’union de la Bavière et du Palatinat. ©"Allemagne" Ecrit par. Sources utilisées : Encarta et le Monde et Wikipedia.

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