Histoire de l'Angola : la guerre civile
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La guerre civile qui suit l’indépendance se déroule dans le contexte de la guerre froide. Le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) reçoit le soutien financier et matériel de l’Union soviétique et le renfort des troupes cubaines, tandis que les États-Unis et l’Afrique du Sud appuient l’Union nationale pour l'indépendance de l'Angola (UNITA) de Jonas Savimbi. En septembre 1975, l’armée sud-africaine, appuyée par des mercenaires, vient renforcer l’UNITA, alors que les troupes zaïroises et le FNLA au nord déclenchent une vaste offensive. Au mois d’octobre, l’Angola est dans une situation de chaos complet. Les militaires portugais mettent en place un pont aérien pour évacuer d’urgence les colons blancs et leurs associés noirs et métis. À la fin de ce mois, le MPLA ne tient plus qu’une zone d’une trentaine de kilomètres autour de Luanda. Les contingents cubains entrent alors en action et stabilisent la situation. Les 50 000 hommes envoyés par Fidel Castro sous le commandement du général Ochoa repoussent facilement les Zaïrois et les troupes du FNLA, dégagent Luanda, puis enrayent l’offensive de l’UNITA. |
Début 1976, les troupes sud-africaines se retirent et le Congrès américain refuse toute aide logistique à l’UNITA. Le MPLA peut alors étendre son pouvoir, et son dirigeant, Agostino Neto, obtient la reconnaissance internationale de la république populaire d’Angola, qui est admise au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU). À la mort d’Agostino Neto en 1979, les fonctions de chef de l’État reviennent au numéro deux du MPLA, José Eduardo Dos Santos. Celui-ci ouvre son pays aux investissements étrangers dans le secteur pétrolier, le seul qui fonctionne réellement. Le FLNA et le FLEC cessent leurs actions militaires au Cabinda et dans le nord du pays. |
En revanche, l’UNITA ne désarme pas, toujours soutenue par le régime ségrégationniste sud-africain dont les troupes, au début des années 1980, multiplient les incursions sur le territoire angolais, poursuivant les rebelles namibiens de la SWAPO dans leurs sanctuaires. En 1984, l’Afrique du Sud se replie, ayant obtenu aux accords de Lusaka la promesse d’un contrôle des activités de la SWAPO et espérant le retrait des troupes cubaines. Elle s’engage, de son côté, à laisser la Namibie accéder à l’indépendance. Les Cubains maintenant leur présence, l’Afrique du Sud reprend ses attaques en Angola, tandis que le Congrès américain lève finalement son veto sur l’aide à l’UNITA. "Angola" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 |
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