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Le Guatemala dans les années 80


Miguel Asturias
Miguel Asturias

L’Assemblée constituante élue en 1984 élabore une nouvelle Constitution adoptée en 1985. L’élection présidentielle de décembre 1985 est remportée par le démocrate-chrétien Vinicio Cerezo Arévalo, neveu de l’ancien président José Arévalo, et premier président civil depuis vingt-trois ans. Celui-ci rétablit la liberté d’expression mais, le pouvoir de l’institution militaire et des milieux d’affaires se révélant inattaquable, il ne peut mettre fin à la guerre civile, au trafic de drogue, ni aux abus généralisés contre les droits de l’homme. Le pays connaît une nouvelle montée de violence et d’insécurité en 1986 et 1987 (séquestrations, assassinats) et les troubles sont à leur paroxysme lorsqu’en février 1991 est élu à la présidence du pays Jorge Serrano Elías, homme d’affaires de droite et protestant évangéliste. Celui-ci forme un gouvernement national et exhorte à la paix civile. Cependant, en mai 1993, sa décision de dissoudre le Parlement et la Cour suprême rencontre une vive opposition de la part de la classe politique et de l’armée, et Jorge Serrano Elías doit démissionner.

Son successeur, Ramiro de León Carpío, désigné par l’Assemblée pour achever le mandat présidentiel, reprend en 1994 les négociations avec la guérilla, cette fois sous la direction des Nations unies. En 1992, le prix Nobel de la paix est symboliquement décerné à Rigoberta Menchú, une jeune Indienne maya exilée au Mexique pour échapper à la persécution. Désormais porte-parole de la cause des Indiens, elle retourne alors vivre au Guatemala.

En janvier 1996, le conservateur Alvaro Arzu est élu à la présidence du pays. Il purge le haut commandement de l’armée des officiers impliqués dans les exactions commises contre la population civile et parvient à signer le 29 décembre 1996 un accord de paix avec la guérilla de l’Union révolutionnaire nationale guatémaltèque (UNRG). Mettant fin à trente-six ans d’une guerre civile qui a fait 200 000 morts et 40 000 disparus, et a contraint plus de 100 000 personnes à quitter le pays, cet accord prévoit la démobilisation des forces rebelles, la réduction des effectifs de l’armée et la reconnaissance des droits économiques, politiques et culturels de la majorité indienne.

Les accords de paix


La mise en œuvre des accords de paix est difficile, notamment en matière de désarmement des combattants. Si le Congrès approuve, en octobre 1998, des réformes constitutionnelles visant à réduire le pouvoir des militaires et à supprimer la discrimination à l’encontre de la majorité indigène, celles-ci sont rejetées à une très faible majorité (50,68 %) lors d’un référendum tenu en mai 1999. Lors des élections générales de 1999, le Front républicain guatémaltèque (FRG), parti de l’ancien dictateur Efrain Rios Montt, remporte la victoire tandis que Alfonso Portillo, soutenu également par le FRG, est élu à la présidence de la République. Sa popularité chute rapidement face à la persistance des difficultés économiques.

L’élection présidentielle de 2003 voit la victoire d’Oscar Berger, ancien maire conservateur de la capitale (1991-1998) de 57 ans. Le nouveau président prend ses fonctions en janvier 2004 sans disposer de majorité au Parlement. Se déclarant le « président de tous », il doit faire face au défi de l’application des accords de paix de 1996, encore très partielle. Dans cette optique, le prix Nobel de la paix Rigoberta Menchú accepte de collaborer avec le gouvernement en tant qu’« ambassadrice de bonne volonté des accords de paix ».

À la guerre civile a succédé une explosion de la criminalité. Les groupes paramilitaires, qui n’ont pas été démantelés, se sont en effet reconvertis dans le trafic de drogue et le crime organisé, le Guatemala se situant notamment sur la route de la cocaïne entre l’Amérique du sud et les États-Unis.

De très nombreux gangs juvéniles (maras) se distinguent également par leur violence, si bien que le Guatemala présente un taux d’homicides parmi les plus élevés au monde. Cette violence omniprésente entrave le développement économique et mine les processus démocratiques. En 2007, la campagne électorale, marquée par de nombreux assassinats, est la plus violente depuis le retour de la démocratie dans le pays. Le scrutin marque toutefois l’alternance politique, le social-démocrate Alvaro Colom, candidat pour la troisième fois, étant élu à la présidence de la République. Pour la première fois depuis le coup d’État de 1954, la gauche revient au pouvoir, toutes les élections depuis le retour des civils aux affaires ayant été remportées par des candidats conservateurs ou de centre-droite. "Guatemala" " Ecrit par et Encarta

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