Carnet Photographique Afrique
Groupes ethniques de Mauritanie
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La République islamique de Mauritanie a comme religion officielle l’islam (sunnite), pratiqué par 99 p. 100 de la population. Conformément à la politique d’arabisation de l’État mauritanien, la Constitution de 1991 fait de l’arabe (classique) sa langue officielle — jusque-là le français avait également bénéficié de ce statut ; l’arabe (hassanya, parlé par 66 p. 100 de la population), le pular (peul, 6,4 p. 100), le soninké (1,3 p. 100) et le wolof (0,4 p. 100) sont reconnues langues nationales.

La population mauritanienne se divise principalement en deux communautés : d’une part, les Maures — ou Arabo-Berbères ou Beidanes (« Blancs »)—, traditionnellement nomades, mais en partie sédentarisés du fait de l’industrialisation et de la désertification ayant accentué l’exode rural, et, d’autre part, les Négro-Africains (Toucouleur, Wolof, Peul, Soninké), agriculteurs et pasteurs pour la plupart sédentarisés et vivant dans la région du fleuve Sénégal. Les métissages ayant été constants à travers l’histoire, les rapports communautaires s’expriment surtout à travers les clivages culturels et sociaux, et l’opposition entre Maures, majoritaires dans l’appareil d’État et socialement dominants, et Noirs, en quête de pouvoir. Ces rivalités ont culminé violemment dans les années 1989-1991 et ont abouti à l’expulsion de dizaines de milliers de Négro-Mauritaniens, réfugiés au Sénégal voisin.

Une troisième communauté constitue la population mauritanienne, celle des Haratines, descendants des anciens captifs noirs, souvent cultivateurs dans les oasis. Si l’esclavage a été aboli par la Constitution de 1961 et par une ordonnance de 1981, et les Haratines intégrés au système culturel arabo-berbère, des pratiques esclavagistes continuent d’être employées à leur encontre.

En 2005, le taux d’alphabétisation n’atteint que 42,6 p. 100. Le gouvernement s’emploie à mettre en place une scolarité primaire gratuite, mais les efforts dans ce sens se heurtent au style de vie nomade d’une fraction importante de la population. Cependant, il faut compter avec les écoles coraniques qui familiarisent les enfants avec l’écrit à travers la lecture et l’écriture de l’arabe. Au milieu des années 2000, 88 p. 100 des enfants d’une même classe d’âge suivaient des études primaires, 23 p. 100 des études secondaires. L’enseignement supérieur est assuré par l’université de Nouakchott (fondée en 1981) et par une école d’administration également située dans la capitale.

Femme de Mauritanie
Femme en Mauritanie. Source Encarta
"Mauritanie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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