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La structure des feuilles
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Les feuilles, organes spécialisés dans la photosynthèse, existent chez presque tous les végétaux. Leur épiderme protège un tissu interne, le mésophylle. Celui-ci comprend deux types de parenchymes. Le parenchyme dit palissadique est formé de cellules régulièrement disposées sous l’épiderme de la face supérieure de la feuille. Le parenchyme dit lacuneux (car il présente des espaces libres, ou lacunes, entre les cellules) se trouve au contact de l’épiderme de la face inférieure, riche en stomates. Les lacunes sont remplies par les gaz qui circulent à travers les orifices des stomates (ostioles) : il s’agit de l’entrée de gaz carbonique et de la sortie d’oxygène.

La structure de la feuille

Les nervures correspondent à des réseaux de tissus conducteurs (phloème et xylème) assurant la circulation de la sève.

Les feuilles comportent deux types de tissus photosynthétiques : le parenchyme palissadique et le parenchyme lacuneux. Les cellules qui les constituent contiennent des chloroplastes (dans lesquels se réalise la photosynthèse), dont la position est ajustée de façon que la plus grande surface possible soit exposée au soleil. Des vaisseaux conducteurs de sève apportent l'eau et les sels minéraux ou emportent les produits de la photosynthèse. Les parenchymes et les vaisseaux constituent une structure appelée mésophylle, enserrée entre deux couches de cellules épidermiques, recouvertes d'une cuticule de cire.

Schemas de la structure d'une feuille
Schéma d'une structure de feuille. Source Encarta
Des ouvertures, appelées stomates, permettent l'entrée et la sortie de gaz (O2 et CO2).
La disposition des feuilles

La disposition des feuilles sur la tige répond à des règles strictes, constantes pour chaque espèce végétale. Les feuilles peuvent être insérées isolément sur chaque nœud (disposition alterne), disposées par deux (disposition opposée), ou par trois ou davantage (disposition verticillée). Une loi générale de phyllotaxie (du grec phullon, « feuille », et taxis, « ordre ») rend compte de ces dispositions : elle indique que les points d’insertion des feuilles sur la tige sont disposés sur une hélice unique. En outre, il existe un angle constant entre deux insertions consécutives. Par exemple, si les insertions successives sont disposées à angle droit, comme chez la menthe, les feuilles sont dites décussées.

Les adaptations des feuilles
Les adaptations des feuilles

La forme et la structure des feuilles sont adaptées aux conditions dans lesquelles vit la plante. Les feuilles typiques des plantes des régions tempérées à humidité modérée sont très différentes de celles des régions tropicales humides ou des régions froides et sèches. Tandis que la plupart des feuilles ont des limbes plats qui exposent le maximum de surface au soleil, les conifères, adaptés aux régions froides et venteuses, ont des feuilles en aiguille qui offrent le minimum de surface aux vents d’hiver desséchants. Les nervures de ces feuilles (une ou deux) y sont profondément enfoncées, l’épiderme est fortement cutinisé et protège un tissu de soutien résistant.

Chez les plantes des régions arides telles que l’aloès, les feuilles sont souvent beaucoup plus spongieuses et peuvent entreposer une grande quantité d’eau (feuilles succulentes). Les feuilles de nombreuses plantes des forêts tropicales sont modifiées pour permettre à l’excès d’humidité de s’écouler à leur extrémité. Les premières feuilles de la plantule (les cotylédons), qui constituent la plus grande partie de la graine de certaines plantes comme les haricots, servent de réserve nutritive pour la jeune pousse. En outre, de nombreuses structures végétales sont, en fait, des feuilles modifiées. C’est le cas des épines à rôle défensif des cactées ou des acacias, des organes de capture d’insectes, des écailles qui protègent les jeunes bourgeons en développement, des vrilles de nombreuses plantes grimpantes (comme la vigne), ou encore des lames vivement colorées attirant les insectes pollinisateurs (comme chez les euphorbes du genre Poinsettia).

Lorsque les feuilles « vraies » ont disparu (comme chez les cactées), ce sont les tiges qui se chargent de chlorophylle, prennent une couleur verte et remplacent les feuilles en tant qu’organes responsables de la photosynthèse. Enfin, on admet généralement que les diverses pièces florales (sépales, pétales, étamines et carpelles) sont des feuilles plus ou moins profondément modifiées, mais cette théorie est contestée par certains botanistes. "feuille" Encarta