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Les feuilles
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Feuille, principal organe photosynthétique des plantes vasculaires, constitué par une excroissance latérale de la tige. Une feuille typique est composée d’un pétiole, appelé pédoncule, qui assure la fixation à la tige d’une partie large et plate, le limbe. À la base du pétiole, on rencontre parfois deux petites expansions en forme de lames, les stipules. De nombreuses feuilles présentent, à partir de ce modèle, des modifications liées à un rôle particulier (comme la rétention d’eau en milieu sec).

La plupart des feuilles sont vertes, couleur due à un pigment, la chlorophylle, qui permet à la plante de synthétiser des glucides à partir d’eau et de dioxyde de carbone, grâce à la photosynthèse. Cependant, toutes les feuilles ne sont pas vertes. Beaucoup contiennent d’autres pigments, et quelques rares autres sont totalement dépourvues de chlorophylle. La coloration automnale des feuilles est le résultat de la décomposition de la chlorophylle.

Morphologie de la feuille

Les caractéristiques de la structure externe des feuilles sont utilisées pour l’identification des plantes. Les deux grands types sont la feuille simple, qui possède un limbe unique, non divisé, par exemple la feuille de chêne ; et la feuille composée, qui comporte plusieurs folioles, telle la feuille de trèfle.

Parmi les feuilles composées, on distingue les feuilles pennées et les feuilles palmées. Chez les premières, les folioles sont disposées en deux rangées opposées à partir d’une nervure médiane centrale ; c’est le cas, par exemple, des feuilles de cytise. Les folioles des secondes sont reliées à un point central, d’où elles irradient en éventail, comme chez le marronnier d’Inde.

Les nervures d’un limbe ou d’une foliole de plante dicotylédone présentent plusieurs types de disposition. Lorsque les nervures sont pennées (telles celles des feuilles de l’orme), une nervure médiane relativement épaisse relie la base à la pointe du limbe et sert de point de départ à des nervures secondaires plus petites, qui se divisent elles-mêmes en nervures tertiaires. Dans les feuilles à nervures palmées, comme celles de l’érable, plusieurs nervures de grosseur à peu près égale partent de la base de la feuille et se divisent en nervures secondaires et tertiaires. Sur une feuille peltée (dont le pétiole est attaché vers le centre de la partie inférieure du limbe, rond ou en forme de bouclier), plusieurs nervures principales irradient du centre vers les bords du limbe, puis se divisent en nervures secondaires plus petites.

Les feuilles de la plupart des monocotylédones ont des nervures parallèles toutes semblables, issues de la base de la feuille et continuant presque jusqu’à son extrémité. Les feuilles de la plupart des fougères et de quelques plantes supérieures tel le ginkgo ont des nervures dichotomes : plusieurs petites nervures, d’épaisseur presque égale, apparaissent en un ou plusieurs points de la base du limbe ou de la foliole et se divisent plusieurs fois en deux jusqu’au bord du limbe.

Les pétioles

Les feuilles de la plupart des dicotylédones s’attachent aux tiges par la base de leur pétiole,

Une feuille verte avec ses nervures
Feuille verte et ses nervures. Photo E. Buchot

tandis que celles de la plupart des monocotylédones n’ont pas de pétiole (la base de la feuille est une large gaine plate qui s’enroule autour de la tige). Les feuilles dépourvues de pétioles sont dites sessiles. Chez les feuilles à pétiole, une structure en forme de feuille ou d’écaille, appelée stipule, peut exister au point d’attache sur la tige, comme on le voit chez les roses ou les pois de senteur. "feuille" Encarta