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La Malaisie au début des années 2000


Mahathir Mohamad
Mahathir Mohamad

En 1981, Mahathir Mohamad devient Premier ministre. Il s’oppose par deux fois aux sultans héréditaires et réussit à faire accepter au souverain suprême et au Conseil des souverains une limitation de leur droit de veto. En 1987, le gouvernement Mahathir répond aux prétendues menaces de tension entre Malais et Chinois en arrêtant les dirigeants de l’opposition et en suspendant quatre journaux. Les élections de 1990 maintiennent le Front national au pouvoir avec une majorité parlementaire importante. En 1993, Mahathir est impliqué dans une autre dispute constitutionnelle avec les souverains héréditaires, qui aboutit finalement à l’abolition de l’immunité judiciaire pour les souverains.

À partir de 1990, les problèmes se déplacent au Sabah et à Sarawak, où les partis d’opposition remportent les élections. Les deux États estiment ne pas avoir profité de la croissance et de l’industrialisation des années 1970 et 1980, alors que pétrole, gaz naturel et bois ont permis cette industrialisation. Le développement de l’islamisme au sein des communautés musulmanes aggrave les tensions au Sabah, où le groupe ethnique majoritaire, les Kadayans, est chrétien. Les tensions demeurent, sans qu’aucun État n’ait songé à quitter la fédération.

Les élections de 1995


Les élections législatives anticipées des 23 et 24 avril 1995 marquent une nouvelle victoire pour le Front national (constitué de quatorze partis) face à une opposition divisée et quelque peu censurée par le pouvoir en place. Si Mahathir Mohamad peut conforter sa position lors du congrès triennal de l’UMNO (Organisation nationale des Malais unis) d’octobre 1996, il doit faire face à des luttes internes au parti, ainsi qu’à la montée en puissance du vice-Premier ministre (depuis décembre 1993), Anwar Ibrahim, qui incarne la nouvelle génération. Sur le plan diplomatique, la Fédération conserve une position originale.

Outre la condamnation des essais nucléaires français, le Premier ministre notifie son refus d’appliquer des mesures de libéralisation dans le cadre de l’Apec (Asia-Pacific economic causus / Forum de coopération économique Asie-Pacifique, Osaka, novembre 1995), comme son refus de prendre position face à l’action de la communauté internationale en Bosnie (où elle envoie des Casques bleus) et à la politique de l’ONU. Au sommet des pays non-alignés de Carthagène (octobre 1995), il réclame la suppression du droit de veto au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.

La Malaisie assure, en 1996, la présidence de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle assume également celle du Groupe des Quinze et celle de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Ansea). Par ailleurs, elle inaugure une politique africaine en prenant part, aux côtés de l’Afrique du Sud, aux négociations concernant le conflit soudanais.

L’économie florissante du pays, citée comme le « modèle malaisien de développement », est gravement bouleversée par la crise monétaire et financière qui débute en Thaïlande durant l’été 1997. Celle-ci conduit les autorités malaisiennes à renvoyer dans leur pays d’origine, en 1998, des dizaines de milliers de travailleurs immigrés, le plus souvent birmans ou indonésiens. En politique intérieure, le Premier ministre Mahathir Mohamad dénonce, à propos de la crise financière, un complot international organisé par le Fonds monétaire international (FMI) et des spéculateurs étrangers, et impose un contrôle des changes et une parité fixe pour le ringgit.

En septembre 1998, Anwar Ibrahim, vice-Premier ministre limogé en avril pour s’être opposé aux mesures économiques prises par Mahathir Mohamad, est arrêté, accusé d’incitation à l’émeute et de sodomie, puis condamné en avril 1999 à six ans de prison pour « corruption ». Malgré les réactions de soutien à Anwar Ibrahim et les manifestations contre le régime et ses méthodes de gouvernement, la coalition au pouvoir obtient une large majorité de sièges (148 sur 193) aux élections législatives anticipées de novembre 1999 et Mahathir Mohamad entame un cinquième mandat de Premier ministre. Ce scrutin est par ailleurs marqué par le succès du Parti islamique malais (PAS), notamment auprès de l’électorat traditionnel de l’UMNO.

Malaisie en 2002


En juin 2002, le Premier ministre malaisien crée la surprise en annonçant brusquement sa démission de la présidence de l’UMNO. Ses partisans le persuadent de demeurer à la direction du pays jusqu’en octobre 2003 afin d’assurer une période de transition jusqu’à l’entrée en fonction de son successeur désigné, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur Abdullah Ahmad Badawi. Mahathir Mohamad quitte officiellement le pouvoir le 31 octobre 2003. Le nouveau leader de l’UMNO, Abdullah Ahmad Badawi, lui succède au poste de Premier ministre. "Malaisie" " Ecrit par et Encarta

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