L'économie congolaiseCarnet Photographique Afrique |
Malgré la richesse minière du pays, le plus grand d’Afrique centrale, son produit intérieur brut (PIB) a chuté de 10 milliards de dollars en 1991 à 5,7 milliards en 2003. Après vingt ans de guerre et des décennies de corruption, le Congo est sur la voie de la normalisation. La mise en place d’institutions démocratiques (référendum constitutionnel de 2005, élection présidentielle de 2006) apparaît en effet comme le préalable à la restauration de l’autorité de l’État et au redémarrage de l’économie grâce à l’aide internationale – les grandes mines ne sont exploitées qu’à 10 p. 100 de leurs capacités en 2003 et 60 p. 100 du budget de l’État est financé par les bailleurs de fonds au milieu des années 2000. |
La dette extérieure s’élève à 11,6 milliards de dollars en 2004, tandis que plus de 75 p. 100 de la population vit avec moins de 1 euro par jour. La RDC a pu accéder à l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et elle a retrouvé pour la première fois depuis dix ans une croissance positive en 2002. À noter, cependant, qu’en raison de l’anarchie et de la désorganisation qui affectent le pays depuis de nombreuses décennies, toutes les statistiques sont à prendre avec prudence.
L’agriculture occupe la majorité de la population active et représentait 45,7 p. 100 du PIB en 2006. Bien que les terres du bassin congolais soient fertiles, 3 p. 100 seulement de la superficie totale du pays sont consacrés à la culture. |
La production annuelle se compose essentiellement de manioc, principale culture vivrière, de maïs et d’arachide. Le café constitue la principale culture commerciale, avant le caoutchouc, le coton, le cacao et le thé. Les cultures de rapport ont considérablement chuté au profit des cultures vivrières après la nationalisation, dans les années 1970, des plantations exploitées par des étrangers. En 2006, le bétail comprenait 20 millions de volailles, 4,02 millions de caprins, 757 000 bovins, 900 000 moutons et 960 000 porcs. L’élevage bovin est concentré sur les hauteurs, en raison de la forte présence de la mouche tsé-tsé dans les plaines. En 2006, la production de bois était de 75,8 millions de m3, principalement utilisés comme combustible domestique, l’acheminement du bois vers la côte étant extrêmement difficile. "Congo" s© Ecrit par Emmanuel BUCHOT et Encarta |
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