Carnet Photographique la Colombie

Economie de la Colombie

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En 2006, le produit intérieur brut (PIB) représentait 153 milliards de dollars, ce qui correspondait à 3 367,20 dollars par habitant. Depuis les années 1960, la croissance industrielle s’est accélérée et l’économie colombienne s’est diversifiée même si le pays demeure en partie dépendant du secteur agricole, en particulier de la culture du café et de la canne à sucre.

Riche en ressources minérales, très bien placé sur le marché du pétrole sud-américain, le pays souffre de l’image que donnent de lui les cartels de la drogue. L’économie « souterraine » est en effet très importante. La culture du coca et le commerce illégal de la cocaïne rapporteraient des centaines de millions de dollars chaque année ; la Colombie est le premier producteur mondial de cocaïne.

Le développement économique de la Colombie a également longtemps pâti de la violence omniprésente dans le pays. L’accession d’Alvaro Uribe à la présidence de la République en 2002, réélu en 2006, a permis d’engager une pacification du pays qui a produit ses effets sur la croissance grâce à un retour de la confiance. Le taux de croissance a ainsi atteint 5 p. 100 en 2005, le taux d’inflation est resté contenu à moins de 5 p. 100,

les investissements étrangers sont en hausse, le tourisme en progression et la dette publique a été réduite grâce à une nouvelle politique fiscale à 48 p. 100 du PIB en 2005 contre 65,4 p. 100 en 2004. Les inégalités restent toutefois fortes dans un pays où près de 64 p. 100 de la population vit sous le seuil de pauvreté au milieu des années 2000.
Agriculture colombienne

La part du secteur agricole dans la population active a tendance à diminuer au profit des secteurs secondaire et tertiaire, mais elle reste tout de même importante, avec 22 p. 100 des actifs au début des années 2000. 18 p. 100 travaillent dans l’industrie et les mines ; la majorité des actifs est employée dans les services.

Le secteur agricole se décompose en deux types d’exploitations : les cultures vivrières et les cultures d’exportation, pratiquées dans de grands domaines fonciers.

La culture du café est vitale pour le pays, tant par la surface de terres qu’elle occupe (17 p. 100) que par les recettes en devises qu’elle procure. La Colombie se situe dans les premiers rangs mondiaux pour la production de café.

Le café de Colombie
Le café de Colombie. Source Encarta
La principale région productrice de café se trouve au centre du pays, sur les flancs des Cordillères centrale et orientale, à une altitude comprise entre 900 m et 1 800 m, dans les départements de Caldas, Antioquía, Cundinamarca, Norte de Santander, Tolima et Santander.
Dans les vallées, les principales cultures sont la canne à sucre, dont la Colombie est également l’un des principaux producteurs mondiaux, le riz, la banane, de nombreux fruits et légumes, le tabac, le manioc, le maïs, le cacao et le coton, mais aussi les fleurs dont la Colombie est devenue le deuxième exportateur mondial, derrière les Pays-Bas. Les plantes produisant des fibres textiles telles que le sisal et le chanvre, utilisés dans la fabrication de cordages et de grosses toiles, sont aussi exploitées. L’élevage de bovins est important, principalement sur les pâturages des versants montagneux (25,7 millions de têtes de bovins en 2006). La Colombie est un producteur important de cuir. La forêt colombienne a été davantage épargnée que celle du Brésil ; elle est, en fait, très peu exploitée, en raison des lacunes de l’infrastructure des transports. Les eaux côtières et les nombreux lacs et fleuves de Colombie offrent une grande variété de poissons, notamment la truite, le tarpon, l’espadon et le thon. "Colombie" © Ecrit par et Encarta
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