Carnet Photographique : Afrique

Economie de la République Centrafricaine

Carnet Photographique République Centrafricaine

L’économie centrafricaine repose sur l’agriculture. Le pays pâtit de son enclavement et connaît un développement très faible. Le taux annuel de croissance du produit intérieur brut (PIB) s’établit à 4,1 p. 100 pour la période 2006. En 2006, le PIB par habitant s’élevait à 350,20 dollars. L’État centrafricain est dépendant de l’aide internationale, mais les programmes mis en place par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont échoué. Régulièrement, l’État n’est plus en mesure d’assurer le paiement des salaires de la fonction publique (agents civils et militaires).

Agriculture en Centrafrique
Les deux tiers de la population active vivent de l’agriculture, sur de petites parcelles occupant seulement 3 p. 100 du territoire. Dans le domaine vivrier, le manioc (565 000 tonnes en 2006) est la culture la plus importante, couvrant 10 p. 100 des terres cultivables.

Viennent ensuite le maïs (90 000 tonnes), le mil (11 000 tonnes), le sorgho (43 000 tonnes), l’igname et la patate douce. Le gouvernement encourage la culture du tabac, du sésame et du riz. Concernant les deux principales cultures de rapport, la production du coton est passée de 26 500 t en 1989 à 400 t en 2006, tandis que le café a vu son volume diminuer de 19 800 t à 2 580 t. L’élevage de bovins s’est développé dans le Nord-Ouest (3,4 millions de têtes en 2006). La filière bois vient en tête du secteur primaire (2,83 millions de m3 en 2006). La pêche en eau douce a fourni 15 000 t de poissons en 2005.

Ressources minières

Le diamant est la principale richesse du pays. Sa production officielle était de 250 000 carats en 2004.

La contrebande détourne de très importantes quantités de pierres précieuses : la production centrafricaine totale de diamants se serait en fait élevée à 1 500 000 carats, soit 15 p. 100 du PNB. L’extraction de l’or ne fournit que 2 kg par an. L’exploitation de l’uranium et celle du pétrole demeurent en projet. La production annuelle d’hydroélectricité couvre 80,2 p. 100 des besoins du pays (85 millions de kWh en 2003). L’activité industrielle, très limitée, concerne l’agroalimentaire, le textile et la savonnerie.
Monnaie du pays

L’unité monétaire est le franc CFA, divisible en 100 centimes. Les principales recettes d’exportation du pays proviennent du diamant, du bois, du coton et du café. Leur montant a augmenté, s’élevant à 65,7 millions de dollars en 2003 (127,1 millions en 1989). La valeur des importations s’élève à 99,6 millions de dollars pour l’année 2003. Le pays appartient à l’Union douanière des États d’Afrique centrale (UDEAC). La France est de loin le premier partenaire commercial.

Le pays ne possède pas de voies ferrées. Les réseaux fluviaux de l’Oubangui, d’une part, du Chari et du Logone, d’autre part, offrent d’importantes voies de communications. Les exportations sont acheminées par les fleuves Oubangui et Congo vers Brazzaville (Congo), puis par voie ferrée vers le port maritime de Pointe-Noire, sur la côte atlantique. Le pays possède 23 810 km de routes, dont 2,7 p. 100 sont bitumées. Un aéroport international dessert Bangui.

"République Centrafricaine" © Ecrit par et Encarta

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