Carnet Photographique : le Cap Vert

Economie du Cap Vert

Carnet Photographique Cap Vert

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 1 144 millions de dollars en 2006, soit un revenu annuel par habitant de 2 206,10 dollars (contre 275 dollars au moment de l’indépendance, en 1975), le Cap-Vert se distingue favorablement dans l’Afrique du Sahel. Ces chiffres s’expliquent en grande partie par les transferts de devises provenant de la diaspora cap-verdienne et par l’aide internationale, qui représentent ensemble environ un tiers du PIB — respectivement, 12 p. 100 et 20 p. 100. Cette situation rend cependant le pays très largement dépendant de l’extérieur.

Evolution de l'économie

Le Cap-Vert présente une croissance économique annuelle moyenne de plus de 7 p. 100 sur la période 1993-2003, qui en fait l’un des pays les plus dynamiques d’Afrique. Selon les analystes, ce dynamisme est le fruit d’une aide extérieure considérable mais aussi de l’investissement privé, ainsi que de la gestion rigoureuse conduite par l’État depuis la démocratisation du régime, en 1991. La libéralisation économique entreprise par le Mouvement pour la démocratie (MPD) de 1991 à 2001 a été poursuivie par l’ancien parti unique, le PAICV. La croissance bénéficie surtout au tourisme, au secteur financier, aux transports et aux télécommunications. C’est la raison pour laquelle, en dépit de cette croissance soutenue, la pauvreté et le chômage, qui concernent surtout le secteur primaire (en particulier l’agriculture),

continuent de toucher une partie importante de la population, avec une aggravation des inégalités (notamment entre populations rurales et urbaines).
Agriculture et industrie au Cap Vert
Si elle occupe environ la moitié de la population active, l’agriculture ne contribue que pour environ 9,1 p. 100 au PIB (2006). En raison de leur exposition aux aléas climatiques et de leurs sols globalement peu productifs, 80 à 90 p. 100 des besoins alimentaires des îles sont couverts par les importations et l’aide alimentaire internationale.

Maïs, patates douces, haricots et manioc, cultivés dans les vallées plus humides, sont les principales cultures vivrières. Le café, la canne à sucre et les bananes sont cultivés, dans les zones irriguées, pour l’exportation. Les ressources halieutiques ne sont pas très abondantes et la pêche n’a de perspectives de croissance que limitées. Elle entretient cependant une importante industrie de transformation.

L’industrie, qui représente 16,9 p. 100 du PIB en 2006, est en progression. Elle concerne essentiellement les industries de transformation alimentaire (raffinage du sucre, conserverie de poisson) et textile (confection, chaussures).

Île de Fogo (Cap-Vert)
Île de Fogo (Cap-Vert). Encarta
L’économie cap-verdienne est dominée par le secteur des services, qui représentent 74,1 p. 100 du PIB en 2006. Ces activités concernent principalement les importations, les transports, l’hôtellerie et les télécommunications. Les ports de Mindelo, sur l’île de São Vicente, et de Porto-Novo, sur l’île de Santo Antão, constituent des escales transatlantiques pour l’approvisionnement des navires en carburant. L’île de Sal abrite un aéroport international. La monnaie du pays est l’escudo du Cap-Vert, divisible en 100 centavos. "Cap Vert" © Ecrit par et Encarta
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