Economie du CamerounCarnet Photographique Afrique |
Le Cameroun dispose de vastes ressources, aussi bien agricoles que minières et pétrolières. Il a connu une croissance importante entre 1977 et 1985 (plus de 10 p. 100 par an) grâce à la valorisation de ses ressources pétrolières et de ses exportations agricoles. Après une période de crise économique profonde et durable due à la dégradation des termes de l’échange (en baisse de 44 p. 100 entre 1986 et 1988) et à la concurrence avec son voisin nigérian, parallèlement à une augmentation des dépenses publiques, le pays a mené à partir de 1988 une politique d’ajustement sous l’égide du Fonds monétaire international (FMI). |
La dévaluation du franc CFA en 1994 a permis une relance des exportations et un redressement de l’économie. Le Cameroun bénéficie de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), qui doit conduire à un allègement de la dette au profit de la lutte contre la pauvreté (en 2001, 40,2 p. 100 de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté). Même si elle reste fragile, l’économie camerounaise a renoué avec la croissance : pour la période 2006, le taux de croissance du PIB s’élève à 3,80 p. 100. En 2006, le PIB était estimé à 18,32 milliards de dollars. Le PIB par habitant s’élevait à 1 008,20 dollars. En 2006, les productions annuelles de coton et de cacao atteignaient respectivement 58 000 tonnes et 164 553 tonnes. Les principales cultures vivrières sont le sorgho, l’igname, l’arachide, le manioc, le maïs, le mil et la banane plantain. |
Elevage et pêche au Cameroun |
L’élevage, activité traditionnelle des Peul, est important dans le massif de l’Adamaoua et dans les savanes du Nord, et l'exportation de bétail sur pied en direction des villes de la côte a bénéficié de la dévaluation du franc CFA. En 2006, le cheptel comptait 6 millions de bovins, 3,8 millions d’ovins et 4,4 millions de caprins. L’élevage de porcs est développé dans le Sud. La production de bois consiste essentiellement en bois d’acajou, d’ébène et de teck provenant des grandes forêts tropicales du Sud. Les coupes annuelles atteignaient 11,4 millions de m³ en 2006. Jusqu’à une période récente, la pêche traditionnelle concernait surtout les poissons d’eau douce destinés à la consommation locale. Cependant, la pêche en mer s’est développée rapidement, notamment dans la région de Douala. En 2005, les prises annuelles s’élevaient à 142 682 t (dont environ la moitié de poissons d’eau douce). © Ecrit par Emmanuel BUCHOT et Encarta |
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Village du Cameroun. Encarta |
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