Economie du BurundiCarnet Photographique Burundi |
Le Burundi, pays essentiellement agricole, est l’un des plus pauvres du monde. L’économie subit les conséquences de la guerre civile qui a marqué le pays de 1993 à 2004. En 2004, le produit national brut (PNB) était estimé à 1 milliards de dollars, le revenu annuel moyen par habitant s’établissant à 100 dollars. La dette extérieure s’élevait à plus d’1 milliard de dollars au milieu des années 2000. |
Les cultures vivrières, occupant les trois quarts des surfaces cultivées, sont le haricot sec, le maïs, le sorgho, le manioc, la patate douce, la banane, la fève et le pois. La principale culture industrielle est le café, dont la remontée du cours, en 1994, a permis au Burundi de payer les fonctionnaires et d’assurer le service de la dette. Le coton est progressivement supplanté par le thé, dont l’exportation procure des revenus non négligeables. Bien que les bovins n’aient qu’un faible poids économique, pour les Tutsi, la possession de grands troupeaux revêt une importance culturelle et sociale. En revanche, le surpâturage contribue dramatiquement à l’érosion des sols. La pisciculture est très développée et la pêche est pratiquée dans les rivières et dans les lacs. |
L'activité minière |
L’activité minière est très réduite. Elle est axée principalement sur le kaolin et sur l’exploitation de petits gisements d’or et de minerai d’étain. D’importantes réserves d’uranium, et surtout de nickel, demeurent inexploitées. L’activité industrielle première est celle de la transformation alimentaire, le pays cherchant à substituer la production nationale aux importations. L’énergie consommée est à 90 p. 100 produite localement par les barrages hydroélectriques de Rwegura et de Mugere. |
L’unité monétaire est le franc du Burundi divisible en 100 centimes. Le commerce extérieur est très déséquilibré, la valeur des importations étant deux fois supérieure à celle des exportations. Le café participe pour 75 p. 100 aux recettes d’exportation ; viennent ensuite le coton, le thé et le cuir. Le textile et les produits pétroliers sont importés, surtout d’Europe occidentale. Le Burundi ne dispose pas de voies ferrées et le réseau routier, d’environ 5 900 km, consiste, en majeure partie, en pistes non revêtues. L’essentiel du commerce est effectué par bateau via la Tanzanie, la Zambie et la République démocratique du Congo en transitant par le port de Bujumbura, situé à la pointe nord du lac Tanganyika. La contrebande en provenance de la République |
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Bovin de race ancholi (Burundi). Encarta |
démocratique du Congo est, en outre, très importante. Bujumbura est doté de l’unique aéroport international du pays. "Burundi" © Ecrit par Emmanuel BUCHOT et Encarta |
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