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L'Italie et son économie


Marché italien
Marché italien. Photo E. Buchot

Pays essentiellement agricole avant la Seconde Guerre mondiale, l’Italie est devenue en quarante ans une puissance industrielle. Ce redressement spectaculaire s’est caractérisé par une véritable fièvre économique de 1960 à 1963, avant une période de crise, elle-même suivie par une stimulation de la croissance économique. En 2008, l'Italie comme le reste du monde a connu une forte crise économique. En 2015, le problème n'est toujours pas résolu : un taux de chomage élevé, une dette énorme. Des réformes sont entreprises depuis les années 2010, mais il faudra du temps pour que l'Italie retrouve la croissance.ovanni degli Eremiti (1132) est célèbre pour ses cinq dômes roses et son cloître du XIIe siècle.

Economie italienne


L’Italie est un pays d’économie de marché, malgré une participation publique majoritaire dans de nombreuses entreprises commerciales et industrielles, comme dans le secteur pétrolier. L’État reste propriétaire de tout ou partie des principaux réseaux de transports et de télécommunications. Pourtant, une série de privatisations, bien accueillie par les financiers, s’est opérée à partir de 1994. Les deux principaux problèmes économiques de l’Italie sont le déséquilibre économique entre le Nord et le Sud et le poids de la dette publique. Le décalage structurel et les écarts traditionnels de richesses entre le Nord et le Sud demeurent : la Lombardie, la Vénétie et l’Émilie-Romagne se partagent 35 p. 100 du potentiel économique italien.

Mais, dans le Sud, où le taux de chômage dépasse souvent les 20 p. 100 — contre une moyenne nationale de 8 p. 100 (2004) — la pauvreté touche 68 p. 100 des habitants, et 20 p. 100 des foyers vivent en dessous du minimum vital. Dans ce contexte difficile, certains sont tentés par les gains illicites et rapides des organisations criminelles telles que la Mafia sicilienne, la Camora napolitaine ou la N’drangheta calabraise. La lutte contre la pauvreté demeure donc une priorité. Rome doit supporter le poids d’une dette publique écrasante.

À la fin des années 1980, le budget annuel de l’Italie comportait environ 362,4 milliards de dollars de recettes et quelque 450,7 milliards de dollars de dépenses. L’État fut contraint de réduire cette dette en vue de respecter le traité de Maastricht. Ainsi, après un taux de 6,6 p. 100 en 1996, le déficit budgétaire a été régulièrement réduit pour atteindre 2,4 p. 100 en 2003. Mais la dette publique italienne continue de représenter en 2003 plus de 106 p. 100 du PIB contre 64 p. 100 en moyenne pour le reste de l’Union européenne. Le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie s’élevait à 1 678 milliards de dollars en 2004. Pour la période 1990-2003, son taux de croissance est de 1,6 p. 100. Le taux de chômage (9 p. 100 de la population active en 2002) demeure élevé en raison des suppressions d’emploi dans l’industrie et dans l’administration. La bataille contre l’inflation paraît bien engagée ; le taux continue de baisser : il est passé de 16,9 p. 100 en 1975 à 5,9 p. 100 vingt ans plus tard et à 2,5 p. 100 en 2002. Malgré des résultats qui ont permis le passage à l’euro, le spectre de la récession préoccupe toujours les autorités italiennes.

La crise de 2008 et 2012


L'Italie comme le reste de l'Europe a été confrontée à une crise de la dette majeure. L'Italie, pilier de l'Europe a été fortement attaquée par les marchés en 2011. Les taux d'emprunt de sont envolés. Ces taux étaient alors difficilement tenables pour l'Italie. Le gouvernement Berlusconi n'ayant pas su mettre en place des mesures appropriées et ayant exaspéré les marchés, a démissioné le 12 novembre 2011. Son successeur, un économiste renommé, Mario Monti a pris les rênes du pouvoir. Il a mis en place des mesures d'austérité sans pour autant casser la croissance; les marchés ont apprécié et les taux de la dette ont baissé.

Agriculture italienne


Agriculture italienne
Agriculture italienne. Photo E. Buchot

En 2004, l’agriculture représentait 2,6 p. 100 du PIB et employait 4,9 p. 100 de la population active. La balance agricole est très déficitaire : - 4,4 milliards d’euros en 2002. Pourtant, la diversité des climats, des sols et de l’altitude permet une mise en culture de produits variés sur environ 58 p. 100 du territoire.

En 2005, la principale culture était celle du maïs avec 10,6 millions de tonnes. La viticulture italienne (9,3 millions de tonnes) était la première au monde, devant celle de la France. Parmi les cultures arboricoles prédominantes on trouve la pomme, la figue, la datte, la noix et les agrumes, notamment l’orange. L’Italie est également un des plus gros producteurs d’oléagineux du monde, et le deuxième producteur mondial d’huile d’olive derrière l’Espagne, ainsi qu’un gros producteur de tabac (110 000 t).

La production laitière est importante. Il existe environ 50 variétés de fromages italiens, dont le gorgonzola, les pecorini, le grana padano, le parmigiano reggiano, la mozzarella di bufala (au lait de bufflonne). En revanche, l’élevage global est restreint : l’Italie possédait, en 2005, 6,31 millions de bovins, 237 000 buffles, 8,20 millions d’ovins et 9,27 millions de porcins. La principale région agricole est la plaine padane. Les plaines encaissées entre les Apennins et le littoral sont également exploitées. L’exploitation forestière est peu développée. La plupart des forêts, situées dans les Alpes et les monts Apennins, ont été surexploitées dès l’Antiquité, puis au cours du xixe siècle. Le cubage annuel de bois représentait 8,7 millions de m³ en 2004. De même, l’industrie de la pêche (thon, sardine) ne participe que très peu à la production nationale du secteur primaire (528 666 tonnes (2001)).

L'industrie italienne


Après la Seconde Guerre mondiale, les industries ont connu une expansion rapide. Entre 1960 et 1980, le secteur a accru ses effectifs de 53 p. 100, faisant de l’Italie le 6e pays industriel du monde. Dépourvue de matières premières, l’Italie s’est orientée vers le domaine manufacturier et plus précisément vers la transformation des produits de base, notamment le secteur des machines qui totalise 34 p. 100 de la valeur ajoutée du secteur industriel. La structure des entreprises est en général petite ou moyenne. Environ 90 p. 100 de ces entreprises comptent moins de 100 salariés et elles sont, pour la plupart, engagées dans les échanges avec l’étranger. La production chimique, également importante, inclut l’acide sulfurique, l’ammoniaque et la soude caustique. Les autres industries majeures sont l’acier, l’aluminium, le caoutchouc, l’outillage lourd, les appareils électriques (surtout les appareils ménagers) et les produits agroalimentaires (en particulier les pâtes alimentaires). La production annuelle d’automobiles a atteint 1,3 million de véhicules en 2003. © "Rome" . Sources Encarta

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