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L'URSS en 1990


Démission de Mikhaïl Gorbatchev
Démission de Mikhaïl Gorbatchev

Au nombre des ruptures radicales avec l’ancienne politique soviétique figure le refus de l’URSS d’intervenir en Europe de l’Est lorsque les révolutions démocratiques de 1989, dont Gorbatchev est l’un des principaux inspirateurs, balaient en quelques mois les État-partis nés dans l’orbite de l’URSS après la Seconde Guerre mondiale.

La levée du veto à l’adhésion de l’Allemagne réunifiée à l’OTAN (juillet 1990), puis, coup sur coup, les dissolutions du pacte de Varsovie (25 février 1991) et du Comecon (28 juin 1991) participent également de la volonté gorbatchévienne de faire sortir l’URSS de l’ornière de soixante-dix ans de communisme et de repli sur soi-même. Il convient également de souligner l’importance d’un geste à haute valeur symbolique, qui permet d’ouvrir le débat sur la nature du régime soviétique et ses pratiques : l’amorce d’une ouverture des archives publiques et la reconnaissance du massacre de Katyn (1990).

En outre, l’État soviétique n’est pas à l’abri des forces qui renversent les régimes d’Europe de l’Est et Gorbatchev lui-même aura à en souffrir. En février 1990, alors que l’économie soviétique se dégrade rapidement, le PCUS accepte d’abandonner le monopole du pouvoir politique. Cette évolution et le succès des forces d’opposition lors des scrutins qui suivent entament le crédit dans le pays d’un Gorbatchev qui s’affronte, sans résultats probants, à la profonde crise socio-économique que connaît l’URSS et aux élans sécessionnistes de plusieurs républiques.

Le 11 mars, la Lituanie proclame son indépendance, défiant Moscou et ses menaces de sanctions, qui se révèlent réelles, puisque des chars débarquent le 23. Cependant, des mouvements nationalistes et indépendantistes ou autonomistes touchent d’autres Républiques (Estonie, Lettonie, Ouzbékistan, Arménie, Ukraine, Biélorussie, Géorgie) et des explosions de violence xénophobe se multiplient (contre les Arméniens d’Azerbaïdjan, contre les Russes du Tadjikistan).

En novembre 1990, Gorbatchev, dont la cote de popularité s’effondre (il a été hué lors du traditionnel défilé de la place Rouge le 1er mai) tente à nouveau d’augmenter ses prérogatives exécutives en tant que président de la République et de mettre en place un nouveau train de réformes politiques et économiques.

Aux premiers jours de 1991, l’URSS vit une profonde tourmente. En janvier-mars, la crise balte bat son plein et les populations autochtones se déclarent en faveur de l’indépendance. En mars, tandis que la Géorgie fait sécession, neuf des quinze Républiques acceptent de participer à un référendum sur l’organisation d’une « Union rénovée ». Enfin, le Premier Mai, la fête du travail n’est pas célébrée. Tous ces facteurs valent son poste de président à Gorbatchev, auquel Boris Eltsine succède le 12 juin. Il poursuit cependant activement sa diplomatie de détente avec les États-Unis.

Le 19 août au soir, un communiqué de l’agence TASS annonce qu’« incapable d’assumer ses fonctions pour des raisons de santé »,

Gorbatchev est remplacé par G. Ianaev. En fait, Gorbatchev vient d’être victime d’un putsch fomenté par un groupe de communistes irréductibles comprenant de nombreux officiers de haut rang. Il est placé en résidence surveillée. Menés par le président Boris Eltsine, les réformateurs, s’appuyant sur un fort soutien populaire anti-putschiste, réussissent à maîtriser le coup d’État et commencent à démanteler l’appareil du parti.

Avec une URSS au bord de l’explosion, le Congrès des députés du peuple accepte, le 5 septembre, d’instaurer un gouvernement de transition au sein duquel un Conseil d’État, dirigé par Gorbatchev et comprenant les présidents des Républiques participantes, exercerait des pouvoirs d’exception. Le lendemain, le Conseil reconnaît l’indépendance totale des trois pays Baltes. Le 17 décembre, Gorbatchev et Eltsine annoncent que l’URSS cessera d’exister avant la fin de l’année. Le 21, l’URSS cesse formellement d’exister, lorsque les représentants des douze Républiques restantes (l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Moldavie, la Russie, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Ukraine et l’Ouzbékistan) acceptent, lors du sommet d’Alma-Ata (Kazakhstan), de former la Communauté des États indépendants (CEI). Gorbatchev démissionne le 25 décembre et le Parlement soviétique reconnaît la dissolution de l’URSS le 26, mettant ainsi fin à soixante-quatorze ans de régime communiste. © "URSS" Sources utilisées Encarta et lemonde.

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