Carnet Photographique infos Déserts
Canada


Déserts continentaux et froids

Les déserts par Carnet Photographique
6/10/15

Une variété de déserts

Les déserts continentaux doivent leur aridité à leur situation au cœur des continents, trop loin des océans pour en recevoir les effluves. C'est le cas des déserts d'Asie centrale qui, en raison de leur latitude, appartiennent au domaine tempéré, mais qui sont des déserts froids du fait des très basses températures hivernales, ce qui n'exclut pas des étés torrides à basse altitude. Là s'observent les plus grandes amplitudes thermiques puisque la température peut monter jusqu'à 50 °C en été alors que la période de gelée dure de cinq à sept mois. La végétation subit donc une double contrainte, hydrique et thermique. Ces déserts, où le gel est actif, sont des déserts pierreux. Dans leur partie méridionale, les déserts asiatiques sont en position d'abri par rapport au flux de la mousson de sud-ouest, arrêtée par la barrière himalayenne. L'aridité se combine également avec l'altitude dans les plateaux du Tibet.


Les déserts froids
Le désert de Gobi
Désert de Gobi. Source Encarta

Les déserts froids règnent à l'étage supérieur des très hautes montagnes tropicales (désert d'altitude) et aux hautes latitudes (désert polaire). En altitude, c'est la raréfaction de l'air qui commande la sécheresse, les basses températures et la faiblesse des précipitations.

Aux latitudes polaires, les précipitations sont faibles et l'intensité du froid a les mêmes effets que l'absence d'eau. Celle-ci ne manque pas, mais elle demeure une grande partie de l'année à l'état solide : glace, eau congelée, neige.


L'aridité dans les déserts

L'aridité n'est pas identique dans tous les déserts puisqu'elle résulte de la situation géographique ; elle dépend de la combinaison entre les précipitations totales, leur répartition saisonnière et les températures. À la typologie précédente se superpose un autre classification en fonction de leur degré d'aridité. Les déserts hyperarides ou absolus sont les plus rares : ils couvrent moins de 6 millions de km2. Ils se trouvent au cœur des plus vastes espaces continentaux (Tanezrouft, dans le Sahara ; Arabie, où plus d'un an peut s'écouler sans qu'il pleuve), dans les bassins ou cuvettes des déserts d'abri (vallée de la Mort, Iran, Turkestan), mais aussi paradoxalement dans les déserts littoraux. Ils reçoivent moins de 50 mm de précipitations par an.

Les déserts arides reçoivent de 50 à 150 mm de précipitations. Ils couvrent jusqu'à 22 millions de km2, essentiellement en Afrique (Sahara) et en Asie (déserts de Thar, au Pakistan, du Lut, en Iran), où ils ceinturent les déserts absolus. Les déserts semi-arides (précipitations de 150 à 250 mm, voire jusqu'à 500 mm) couvrent également près de 22 millions de km2. Bien représentés aux marges des zones arides, ils occupent de grandes surfaces en Australie et en Amérique du Nord. Les degrés de l'aridité influencent fortement la végétation. Celle-ci est très diverse. Quasi inexistante dans les grands ergs sahariens, elle est présente sous de multiples facettes dans la steppe semi-aride, faite d'hamadas parsemées de graminées, de tapis d'éphémères, ou de plantes qui vivent sur des sols salés dans les chotts. Les conditions bioclimatiques retentissent sur le modelé et les formes du relief.

"Déserts" © Sources utilisées : Encarta et Wikipedia.