Carnet Photographique : le Canada
Culture du Cap Vert
Carnet Photographique Cap Vert

La population est essentiellement composée de métis descendants des anciens esclaves africains et des colonisateurs européens, les créoles (blancs) représentent 2 p. 100 de la population. La langue officielle est le portugais ; mais les Cap-Verdiens parlent une langue véhiculaire, le crioulo (créole portugais), forgé à partir du portugais et de différentes langues d’Afrique. La religion dominante est le catholicisme (98 p. 100 de la population) ; le protestantisme concerne moins d’1 p. 100 de la population.

Les îles du Cap-Vert ont donné naissance à une intéressante littérature de langue portugaise. Dès 1936, la revue Claridade (Clarté), fondée par Jorge Barbosa (1902-1971), Manuel Lopes (né en 1907) et Baltazar Lopes (1907-1990), marque la naissance d’un mouvement d’affirmation culturelle et sociale. Très dynamique, la création littéraire cap-verdienne se caractérise par l’importance de la poésie, représentée notamment par Virgilio de Lemos (né en 1929) ou encore Mário Fonseca (né en 1939) ; Germano Almeida (né en 1945), explore quant à lui dans ses romans les dessous de la bonne société cap-verdienne. Le Cap-Vert connaît aussi des formes musicales à part entière, comme la morna, un style musical sophistiqué empreint de saudade (littéralement : « nostalgie »), qui est au Cap-Vert ce que le fado est au Portugal.

Cesaria Evora, Morgadinho et Teofilo Chantre en sont les meilleurs représentants. Le niveau culturel est plus élevé que dans les autres anciens territoires portugais, ce qui a valu à de nombreux Cap-Verdiens d’occuper des postes de petits fonctionnaires dans ces territoires à l’époque coloniale, mais aussi d’être à l’avant-garde de la lutte anticoloniale.

"Cap Vert" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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Evora, Cesaria
Evora, Cesaria
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