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Histoire de la Guinée : la Guinée sous la colonisation française
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La France impose un système d’administration coloniale identique à celui appliqué dans les autres territoires africains de son empire colonial. Sous l’autorité d’un gouverneur général, le pays est divisé en vingt-neuf cercles, eux-mêmes dirigés par un commandant de cercle. Les chefferies traditionnelles sont souvent transformées et leurs structures bouleversées. Elles constituent un instrument efficace de la domination coloniale. Ce système joue un rôle important dans l’unification d’un pays créé par les puissances coloniales elles-mêmes en compétition.

L’exploitation des ressources s’oriente vers la satisfaction des besoins de la métropole. Au détriment des cultures vivrières, les cultures d’exportation, monopolisées par des sociétés françaises, se multiplient. La monnaie et l’impôt se généralisent également durant cette période.

Cependant, une conscience politique anticoloniale se développe peu à peu, pour s’affirmer après la Seconde Guerre mondiale. En effet, Conakry devenant un port important, beaucoup de Guinéens ont alors la possibilité de former leurs propres syndicats, d’où émergent des mouvements contestataires. À la tête de la puissante Union générale des travailleurs d’Afrique noire (UGTAN), Sékou Touré, arrière-petit-fils de Samory Touré, mène une action pour obtenir davantage de représentants africains dans le gouvernement local.

La Constitution française d’octobre 1946, plus libérale à l’égard des pays colonisés qui ont aidé la France durant la guerre, permet la création de partis politiques comme le Rassemblement démocratique africain, dont Sékou Touré prend la tête de la section guinéenne. Lors du référendum de septembre 1958, la Guinée est le seul pays de l’Afrique francophone à rejeter la proposition du général de Gaulle concernant l’intégration des colonies de l’A-OF au sein de la Communauté française, ce qui entraîne une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France.

Le 2 octobre 1958, la Guinée accède à l’indépendance. Sékou Touré, alors très populaire dans son pays comme dans toute la région, en devient le président. Comme le président du Ghana, Kwame Nkrumah, il prône alors le

Sékou Touré
Sékou Touré. Encarta
panafricanisme, « la décolonisation intégrale de toutes les structures du pays » et la mise en place d’une « société socialiste ». En fait, le régime se transformera en dictature. "Guinée" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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