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Fidel Castro le pouvoir et le communisme
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Le charismatique, le « lider máximo » lance donc une révolution sociale, humaniste, indépendante, inspirée par le discours non aligné. Dès 1955, à la conférence de Bandung, Fidel Castro prônait d’ailleurs le non-alignement du tiers-monde et réclamait des politiques égalitaristes pour les démunis. C’est cette révolution qu’il tente de mener. En 1959, il lance une réforme agraire, mais privilégie la nationalisation des industries, impliquant l’expropriation des entreprises américaines qui contrôlent une grande partie des plantations et les raffineries de sucre. L’hostilité des États-Unis, qui considèrent Cuba comme une chasse gardée économique, est immédiate. De plus, la politique de l’industrie lourde ne paie pas. Cuba reste un pays d’économie sucrière, agricole. Fidel Castro est confronté à une crise qui s’aggrave, l’île devenant, en 1961-1962, un des épicentres de la guerre froide, avec Berlin.

Fidel Castro et l'alignement sur l'URSS
Castro et l'URSS

En 1961, les Américains décrètent le blocus économique de l’île et soutiennent une tentative de débarquement anticastriste (voir Baie des Cochons, affaire de la). En octobre 1962, la crise des fusées éclate. Après le retrait des fusées soviétiques, l’étau du blocus américain se desserre ; mais la crise a précipité l’adhésion du leader cubain au communisme : après une seconde réforme agraire sans grand succès, Cuba ne peut plus résister seule et isolée face à la pression anticastriste de Washington et dans le cadre d’une économie étranglée.

Fidel Castro et l'URSS
En 1965, deux ans après la première visite de Fidel Castro en URSS, le Parti communiste cubain (PCC) est fondé. Ce ralliement au communisme provoque le départ de nombreux Cubains et l’émotion internationale.

L’égalitarisme castriste n’est certes pas une redite du système socioéconomique soviétique ; mais la nationalisation de toutes les activités commerciales (1966-1970) et le soutien à l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie (1968) notamment, soulignent le durcissement progressif de Castro. Un Fidel Castro dont le pouvoir se renforce, revêtant des formes dictatoriales : en 1976, après la réforme constitutionnelle du « poder popular », il cumule les fonctions de premier secrétaire du PCC et de chef de l’État. Parallèlement, Fidel Castro prône un activisme révolutionnaire prosoviétique traduit dans l’intervention en Angola, expression d’une philosophie insurrectionnelle et anticapitaliste, anti-impérialiste et, in fine, anti-américaine, que Che Guevara a incarnée jusqu’à sa mort, en 1967. À l’intérieur, Cuba vit un castrisme procédurier, répressif et une économie de pénurie — images dont témoigne l’œuvre romancée d’Ignacio Ramonet.

Pour autant, Fidel Castro remporte de réelles victoires, notamment en matière d’alphabétisation et de réduction de la mortalité infantile (la plus basse d’Amérique latine) notamment. Sa popularité est encore une réalité.."Cuba" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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