Le Cap Vert indépendant
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Carnet Photographique Cap Vert |
En 1975, après la révolution des Œillets au Portugal, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau accèdent à l’indépendance et constituent un État commun, dirigé par Luis Cabral, le frère d’Amilcar. Des frictions opposent cependant assez vite îliens et continentaux. Après la séparation des deux pays, lors du coup d’État du 14 novembre 1980 en Guinée-Bissau, l’archipel est maintenu sous le régime du parti unique (le PAICV, la section cap-verdienne du PAICG). Bien qu’appartenant à la mouvance communiste, le Cap-Vert se rapproche des pays occidentaux — il dépend toujours de leur aide — et de l’Afrique du Sud. L’aérodrome de Sal sert notamment de lieu de ravitaillement aux avions sud-africains interdits d’escale dans les autres aéroports africains, en raison du boycottage lancé contre le régime d’apartheid. |
Une très forte opposition au régime se manifeste quand le PAICV décide d’autoriser l’avortement et de mettre en œuvre une réforme agraire. L’opposition se regroupe autour de l’Église catholique et du journal Terra Nova, tandis que les émigrés font pression économiquement sur le régime en cessant de rapatrier leurs devises (en moyenne, 20 000 escudos par habitant entre 1990 et 1994). |
En 1990, le PAICV accepte d’organiser des élections libres, persuadé de les remporter. Les élections démocratiques du 13 janvier 1991 sont finalement remportées par le Mouvement pour la démocratie (MPD), le premier parti d’opposition, dirigé par Carlos Veiga. Le 17 février 1991, Antonio Mascarenhas Monteiro est élu président de la République. Le pays s’engage dans une transition démocratique réussie tandis que, sur le plan économique, le MPD entreprend des réformes de libéralisation et de développement, axées sur l’investissement privé, et met en place une gestion rigoureuse du budget public. Cette politique est poursuivie par le PAICV lorsqu’il revient au pouvoir en 2001 (avec son leader José Maria Neves au poste de Premier ministre et Pedro Pires, ancienne figure de la lutte pour l’indépendance, élu à la présidence de la République). |
Combinée à une aide extérieure aussi indispensable que considérable (aide internationale et devises en provenance des émigrés cap-verdiens), cette politique mène l’archipel sur la voie de la croissance économique. Reconduits lors des élections de 2006, le gouvernement de José Maria Neves et le président Pedro Pires doivent cependant faire face à une situation sociale difficile, avec un taux de chômage qui touche 25 p. 100 de la population et une aggravation de la pauvreté et des inégalités. Sur le plan international, le Cap-Vert déploie une diplomatie active et cultive ses liens avec l’étranger. En 1996, il participe à la constitution de la Communauté des pays de langue portugaise, avant d’adhérer à l’Organisation internationale de la francophonie. Il est également membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). "Cap Vert" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 |
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