Une guerre en Irak aventureuse


En décembre 2001, George W. Bush annonce le retrait des États-Unis du traité ABM. Signé en 1972 par Richard Nixon et Leonid Brejnev, ce traité limite les systèmes antimissiles, or, depuis plusieurs mois, George W. Bush a confirmé son intention de relancer le projet de bouclier antimissile américain. Les attentats du 11 septembre ont renforcé sa certitude selon laquelle le système de défense issu de la guerre froide est inadapté au monde actuel. Aux stratégies de dissuasion et de containment (« endiguement »), qui ont prévalu dans les relations internationales au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le président américain entend substituer le concept de guerre préventive (promu par son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld) afin de se prémunir de toute menace.

Bush et Blair en Irak
Bush et Blair en Irak

En janvier 2002, lors de son discours sur l’état de l’Union, George W. Bush désigne l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord comme un « axe du mal, armé pour menacer la paix du monde ». S’attaquant d’abord à l’Irakien Saddam Hussein, qu’il accuse de parrainer le terrorisme et de posséder des armes de destruction massive, les États-Unis obtiennent du Conseil de sécurité de l’ONU le vote d’une résolution ordonnant à Saddam Hussein de détruire tous ses programmes d’armes de destruction massive sous peine d’un recours à la force (résolution 1441 du 8 novembre 2002).

En dépit de l’acceptation par l’Irak du retour sans conditions des experts en désarmement de l’ONU, et de sa collaboration, certes tardive, à leur mission, les États-Unis persistent dans leur volonté de mener une guerre contre l’Irak afin de renverser le régime de Saddam Hussein, et ce même sans l’aval de l’ONU.

Soutenus par le Royaume-Uni et l’Espagne, les États-Unis sont cependant confrontés à l’opposition de nombreux pays (dont la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine), qui préconisent au contraire, à l’instar de l’opinion publique internationale, la poursuite et le renforcement des inspections pour mettre fin à la crise irakienne. Face à un Conseil de sécurité majoritairement opposé à une intervention militaire en Irak, les États-Unis décident de se référer à la résolution 1441, dont le non-respect cautionne selon eux une offensive immédiate.

La guerre en Irak


Le 18 mars 2002, le président américain lance un ultimatum de 48 heures à Saddam Hussein pour qu’il quitte le pouvoir. À cette date, plus de 200 000 militaires américains sont stationnés à proximité de l’Irak et l’offensive américano-britannique est lancée le 20 mars. L’opération « Liberté de l’Irak » dure jusqu’à la fin du mois d’avril. Les bombardements intensifs de Bagdad sont menés parallèlement à la progression à terre des forces américano-britanniques qui, à la suite de l’effondrement rapide du régime de Saddam Hussein, s’attachent à « sécuriser » le pays. Le 1er mai, Georges W. Bush annonce la fin des « opérations de combat majeures » mais la poursuite de la « guerre contre le terrorisme ». "Etats Unis" . Sources utilisées Encarta, Wikipedia.

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