L’Empire centrafricain de Jean-Bedel Bokassa (1966-1979)
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Carnet Photographique République centrafricaine |
En 1965, lors du « coup d’État de la Saint-Sylvestre », un cousin de Dacko, le colonel Jean-Bedel Bokassa, s’empare du pouvoir. Il abroge la Constitution et se déclare président-maréchal à vie. Le 4 décembre 1976, le congrès extraordinaire du « MESAN rénové » proclame l’Empire centrafricain. Le maréchal Bokassa devient l’empereur Bokassa Ier. Il est couronné le 4 décembre 1977. La liberté d’expression est supprimée et les opposants sont jugés par des tribunaux militaires et, pour la plupart, condamnés à mort. |
En 1979, l’armée intervient contre des manifestations de lycéens. De nombreux écoliers sont emprisonnés ou massacrés par la garde impériale. Une commission d’enquête, composée de juristes africains, est désignée par la conférence franco-africaine. Ses membres concluent à la responsabilité directe de Bokassa dans le massacre. À l’étranger, l’opposition s’organise en différents partis, dont le Front patriotique oubanguien (FPO) d’Abel Goumba, et le Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC) fondé par l’ancien Premier ministre de Bokassa, Ange-Félix Patassé. Bokassa, qui a perdu le soutien de la France, tente de nouer une alliance avec la Libye. En septembre 1979, la France organise une opération, dénommée « Barracuda », à l’issue de laquelle Bokassa est renversé. |
L’ancien président Dacko le remplace, rétablit les libertés démocratiques et le multipartisme en février 1981. En mars, il emporte l’élection présidentielle, devançant Ange-Félix Patassé, mais l’honnêteté du scrutin est mise en doute et attise les tensions. |
Le coup d'état du général Kolingba (1981) |
En septembre 1981, un coup d’État dirigé par le général André Kolingba chasse David Dacko du pouvoir, sous prétexte de troubles politiques imminents. À nouveau, les partis sont interdits en mars 1982, à l’exception du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, nouveau nom du MESAN). En octobre 1986, Bokassa est jugé et reconnu coupable d’avoir ordonné le meurtre de ses adversaires politiques. Sa condamnation à mort est commuée en réclusion perpétuelle. En novembre, un référendum confirme Kolingba à la tête du pays pour six ans. Sous la pression de la France et des organisations financières internationales, Kolingba accepte la tenue d’élections pluralistes en 1992, dont il annule les résultats, invoquant des irrégularités. L’un des derniers actes du général Kolingba est d’amnistier et de libérer Bokassa, qui est mis |
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Jean-Bedel Bokassa. Encarta |
en résidence surveillée. Exilé en France et en Côte d’Ivoire, ce dernier revient ensuite à Bangui, où il meurt en 1996. "République Centrafricaine" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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