Biographie Jean Auguste Dominique Ingres
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Carnet Photographique Paris |
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Ingres, Jean Auguste Dominique (1780-1867), peintre français, grande figure de l’opposition néoclassique au courant romantique mené par Eugène Delacroix et Théodore Géricault. Marqué par l’enseignement de Jacques-Louis David dont il se détache cependant assez vite, Ingres a surtout été influencé par Raphaël. On a d’ailleurs souvent décrit son style comme une double inspiration de ces deux maîtres. |
Les débuts et le séjour à Rome de Jean Auguste Dominique Ingres |
Né à Montauban, Ingres est formé par son père sculpteur et peintre qui lui apprend le dessin ainsi que le violon. Entré à l’Académie royale de Toulouse en 1791, il fréquente à partir de 1797 l’atelier du peintre néoclassique Jacques Louis David à Paris, avant de remporter le prix de Rome en 1801 pour les Ambassadeurs d’Agamemnon (École des beaux-arts, Paris). |
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Portrait par Ingres (Louvre). Photo E. Buchot |
Très amer au lendemain du mauvais accueil que reçoit son Martyre de saint Symphorien (1834, cathédrale d’Autun), il repart pour l’Italie et accepte en 1835 la direction de l’Académie de France (villa Médicis) à Rome. À l’issue de son mandat de sept ans, conduit avec une irréprochable rigueur, il revient à Paris où il est adulé par la critique. Sa double position de peintre et de porte-parole officiel de l’art académique contre le romantisme se renforce et il est promu commandeur de la Légion d’honneur en 1845. Lors de l’Exposition universelle de 1855, il se voit décerner une médaille d’or, au même titre que son principal rival, Delacroix. |
Ingres un très grand portraitiste |
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Outre ses nombreuses peintures décoratives, ou encore ses cartons de vitraux pour la chapelle royale de Dreux, les portraits d’Ingres marquent particulièrement l’évolution du genre. Ses qualités de dessinateur et son acuité psychologique alliées à la précision du trait en font en effet un portraitiste de grand talent. M. Bertin (1832, musée du Louvre, Paris), Mme Moitessier (1851, National Gallery of Art, Washington) et la Comtesse d’Haussonville (1845, Frick Collection, New York) sont à cet égard des exemples très représentatifs. Davantage que la représentation fidèle du modèle, c’est le trait distinctif qu’il recherche et sur lequel il met l’accent. |
L'art du portrait par Ingres (Louvres). Photo E. Buchot |