Art des Etats Unis : art contemporain
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Carnet Photographique Etats Unis |
Après la Première Guerre mondiale, les États-Unis, et d’abord la côte Est, deviennent l’un des lieux privilégiés de l’avant-garde artistique. Architectes, peintres et sculpteurs continuent d’inventer de nouvelles formes, de nouveaux styles et de nouveaux moyens d’expression artistique. Les styles Beaux-Arts se perpétuent jusqu’à ce que l’effondrement des marchés boursiers mette fin, dans les années 1920, au boom de la construction. À cette époque, les bâtiments privés comme publics adoptent le style roman ou le style géorgien anglais d’inspiration classique, tous deux adaptés aux exigences du xxe siècle. |
À la même période, certains pionniers prennent des directions qui leur sont propres. Parmi eux, le plus important est sans aucun doute Frank Lloyd Wright. Dans les années précédant la Première Guerre mondiale, il explore de nouvelles voies. Influencé par l’architecture japonaise, attiré par les plans libres et par la nature, Wright lance vers 1900 la série des maisons de la Prairie ; à des toits débordants, des lignes horizontales marquées et une asymétrie d’ensemble s’ajoute le concept de communication directe avec l’environnement naturel extérieur. Son architecture urbaine prend des voies un peu différentes dans le sens où le lien avec l’extérieur n’a alors, selon lui, plus rien d’essentiel. En témoignent la Kaufmann House (Fallingwater House) et le Guggenheim Museum à New York (inauguré en 1959). L’individualité de Frank Lloyd Wright est sans doute trop forte pour générer une véritable école d’architecture. |
Son apport a toutefois enrichi de nombreux et divers groupes (de l’école d’Amsterdam à De Stijl), diverses tendances (de l’expressionnisme au rationalisme) et des architectes. |
Les tendances récentes |
Dans les années 1930 migre aux États-Unis un grand nombre d’architectes allemands ou autrichiens, fuyant l’Europe à cause de la montée du nazisme. Leur arrivée provoque un important changement de direction dans l’architecture américaine. Rudolph Schindler et Richard Neutra à Los Angeles, Walter Gropius et Marcel Breuer à Cambridge (Massachusetts), ainsi que Ludwig Mies van der Rohe à Chicago apportent aux États-Unis l’enseignement du Bauhaus. Ces influences sont à l’origine du style international. Ces architectes européens poursuivent l’expérience du Bauhaus en créant aux États-Unis les écoles d’architecture les plus avancées de leur époque. Ludwig Mies van der Rohe devient bientôt le plus influent d’entre eux, en développant la structure d’acier, qu’il enveloppe d’un mur-rideau non porteur, souvent en verre. Ce système est à l’origine du gratte-ciel de verre. |
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Salk institute |
Élève de Gropius, Philip Johnson joue un rôle prépondérant dans le développement du style international aux États-Unis. En collaboration avec Mies van der Rohe, il dessine l’une des plus grandes réussites de ce style, le Seagram Building (1958, New York). Durant les années 1980, Philip Johnson devient l’un des principaux représentants du style éclectique postmoderne, notamment avec l’immeuble AT&T (1984, New York). |
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En réaction contre les formes géométriques des immeubles incarnant le style international, un mouvement émerge dans les années 1950 en faveur d’une expression plus fluide, plus organique, appuyée sur une ingénierie plus voyante, que traduit l’œuvre d’Eero Saarinen. À la recherche d’une composition plus audacieuse et d’une expression plus agressive, utilisant le plus souvent le béton, Paul Rudolph lance pour sa part une tendance dérivée du néobrutalisme britannique. Dans les années 1950 et 1960, Louis Kahn se tourne vers la monumentalité dont le bâtiment du Salk Institute (1959-1965, La Jolla, Californie) est un des plus beaux exemples. Américain d’origine chinoise, Ieoh Ming Pei est quant à lui notamment l’architecte du Mile High Center (1955, Denver, Colorado) et de l’extension de la National Gallery of Art (East Building, 1978, Washington), mais également sur la scène internationale de l’Hôtel des Collines parfumées (Fragrant Hill Hotel, 1982, Pékin) ou de la Pyramide du Louvre (1988, Paris). |
High Museum of Art (Atlanta) |
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