L’après Eyadéma au Togo
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Carnet Photographique Togo |
La mort brutale de Gnassingbé Eyadéma, qui décède d’une crise cardiaque le 5 février 2005, plonge le pays dans une grave crise de succession. Les manœuvres de l’armée et du parti au pouvoir (le RPT) pour imposer à la tête de l’État le fils du président défunt, Faure Gnassingbé, au mépris de la Constitution en vigueur, entraînent de vives contestations au sein de l’opposition togolaise et de la communauté internationale. Face aux pressions internationales et aux sanctions imposées par plusieurs organisations régionales — en particulier la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) —, Faure Gnassingbé démissionne de la présidence quelques semaines seulement après avoir succédé à son père. |
Le RPT le désigne cependant comme son candidat à l’élection présidentielle qui, devant avoir lieu dans un délai maximum de 60 jours, conformément à la Constitution togolaise, se déroule en avril. À la suite de la proclamation de la victoire de Faure Gnassingbé, avec 60 p. 100 des suffrages, le pays est le théâtre d’affrontements de rue violents entre l’armée et les jeunes partisans du candidat de l’opposition, Emmanuel Bob Akitani, qui s’autoproclame également élu. Au mois de juin 2005, Faure Gnassingbé nomme Edem Kodjo, opposant modéré, au poste de Premier ministre. Ayant déjà occupé ces fonctions de 1994 à 1996, il a également été gouverneur du FMI (1967-1973) et secrétaire général de l’OUA (1978-1983). Il forme un gouvernement qui comprend quelques membres de l’opposition. |
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Edem Kodjo |
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