Poésie allemande du début du 20ème siècle
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L’ère moderne de la poésie allemande débute avec Friedrich Wilhelm Nietzsche, auteur de poèmes lyriques assez proches des tendances impressionnistes et expressionnistes. Son influence se retrouve dans les poèmes lyriques et dans les écrits en prose de Gottfried Benn qui évolue d’une écriture expressionniste (Fils, 1913) à un style classique et harmonieux, jusqu’à devenir un adepte de l’esthétisme, de « l’art pour l’art » et un représentant de la Nouvelle Objectivité (Poèmes statiques, 1948). |
Un fort sentiment d’injustice sociale caractérise les poèmes de Richard Dehmel (1863-1920). Les dons poétiques de Hugo von Hofmannsthal se manifestent non seulement dans ses poèmes lyriques, mais aussi dans les livrets d’opéra qu’il écrit pour le compositeur allemand Richard Strauss (le Chevalier à la rose, 1911 ; Ariane à Naxos, 1912). Le principal représentant du mouvement symboliste en poésie est Stefan George, adepte de « l’art pour l’art », qui s’oppose au courant réaliste dans la littérature et propose une poésie sophistiquée, presque hermétique, dominée par un souci formel. Par la suite, il tente, comme Nietzsche, d’assigner au poète un rôle de guide et de critique pour ses lecteurs et se prononce contre les valeurs bourgeoises et le matérialisme. |
Une tentative similaire est entreprise par Rainer Maria Rilke, un des poètes d’expression allemande les plus renommés. |
Dans le cycle poétique intitulé les Sonnets à Orphée (1922), Rilke cherche à communiquer sa perception de la beauté et de l’harmonie universelles ; son style atteint là une parfaite maîtrise des ressources phoniques, rythmiques, syntaxiques et métaphoriques de la langue. Outre ses œuvres poétiques, Rilke laisse de nombreux ouvrages en prose (parmi lesquels les Cahiers de Malte Laurids Brigge, 1910), ainsi qu’une monographie sur Auguste Rodin (1902) et une abondante correspondance, notamment les célèbres Lettres à un jeune poète (posthumes, 1929). Parmi les poètes de langue allemande de la seconde moitié du XXe siècle, seul Paul Celan peut être comparé à Rilke quant à l’importance de son œuvre dans l’histoire de la poésie et de la pensée allemandes ; il a forgé une langue poétique nouvelle, adaptée à l’expression d’une réalité nouvelle, celle de l’après-Auschwitz. "Littérature allemande" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 |
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