Nelson Mandela et la réconciliation raciale
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Carnet Photographique Afrique du Sud |
Après la victoire de l’ANC et l’élection à la présidence de Mandela en mai 1994, l’Afrique du Sud est réintégrée au sein du Commonwealth en juin. Une démocratie consensuelle, cogérée de fait par l’ANC et le Parti national, se met en place. La poursuite des violences entre Zoulous de l’Inkatha et membres de l’ANC assombrit cependant les premiers mois de la nouvelle Afrique du Sud. Mangosutu Buthelezi, remplacé à l’automne 1994 comme conseiller du roi zoulou Goodwill Zwelithini par le prince Mewayizeni Zulu, membre de l’ANC, est progressivement marginalisé. |
Le gouvernement de Mandela peut dès lors se consacrer à la reconstruction politique, économique et sociale du pays, œuvre de longue haleine. En 1995, le conflit politique entre l’Inkatha et l’ANC perdure, entraînant le report des élections locales. Il s’accompagne d’un climat de violence entretenu par les affrontements entre les Vigilantes (la milice de l’Inkatha) et les Comrades de l’ANC. La promulgation de la nouvelle Constitution le 10 décembre 1996 par Nelson Mandela joue un rôle important dans l’apaisement de la crise. La Constitution sud-africaine respecte les particularismes et attribue des pouvoirs importants aux assemblées provinciales, ce qui satisfait les demandes du président de l’Inkatha Buthelezi, dont l’organisation est majoritaire au Kwazulu-Natal. |
L’accession au pouvoir de la majorité noire s’accompagne d’une campagne visant à intégrer des adversaires d’hier, en faisant notamment la lumière sur les crimes commis dans les deux camps durant l’apartheid à travers les auditions d’une Commission vérité et réconciliation (TRC) mise place en 1995. |
Toutefois, si l’égalité politique entre les différentes composantes du « peuple arc-en-ciel » est maintenant inscrite dans la Constitution, les inégalités sociales persistent. Une nouvelle loi sur l’éducation obligeant les lycées à accueillir les élèves noirs est votée en 1996, mais les différences sociales créent des tensions raciales entre élèves. Par ailleurs, l’armée est profondément rééquilibrée avec la nomination, en 1998, d’un nouveau chef noir chargé de l’intégration d’anciens combattants de l’ANC aux forces régulières. La volonté gouvernementale de corriger les maux de l’apartheid en faveur des Noirs s’exprime par l’établissement de quotas raciaux dans les établissements publics inspirés de l’affirmative action américaine (discrimination positive) ou par le programme de black empowerment consistant à favoriser la formation d’une classe d’hommes d’affaires noirs. |
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De Klerk et N. Mandela. Encarta |
Ces mesures ne sont pas sans inquiéter la population blanche, qui s’estime victime d’une ségrégation inversée. Elles ne répondent pas non plus aux attentes de la majorité noire, impatiente de cueillir les fruits des réformes. "Afrique du Sud" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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