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Histoire d'Israel : sa naissance
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L’histoire du territoire sur lequel s’est constitué Israël est celle de la Palestine. Si l’État israélien a été créé le 14 mai 1948, son histoire moderne remonte en fait aux débuts du mouvement sioniste fondé, en 1897, par Théodore Herzl au congrès de Bâle. Le sionisme a pour projet la création, en Palestine, d’un foyer national pour le peuple juif. Les fondateurs d’Israël sont issus du mouvement sioniste comme le sont les institutions de l’État.

La création d'Israel
Theodor Herzl

À la veille de la Première Guerre mondiale, la Palestine, alors sous domination de l’Empire ottoman, compte 590 000 habitants, dont 57 000 Juifs. Ces derniers sont 12 000 en 1845. L’adhésion au sionisme est surtout le fait des Juifs ashkénazes d’Europe orientale, les plus touchés par l’antisémitisme. Durant la Première Guerre mondiale, alors même que les Britanniques ont promis aux Hachémites la création d’un Grand État arabe en échange de leur appui contre les Ottomans, le dirigeant sioniste Haïm Weizmann obtient du secrétaire d’État au Foreign Office, lord Balfour, un engagement en faveur de l’établissement, en Palestine, d’un foyer national pour le peuple juif. La déclaration Balfour, publiée le 2 novembre 1917, ne prévoit nullement la création d’un État juif. Elle encourage cependant l’immigration juive, soutenue par le Fonds national juif, et est surtout à l’origine d’un malentendu durable entre Juifs et Britanniques.

Theodor Herzl

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Société des Nations confie à la Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine, précisant que les Britanniques aideront les Juifs à « reconstituer leur foyer national dans ce pays ». Les officiers britanniques, sous le commandement d’un haut-commissaire nommé par Londres, sont chargés de la défense et de la sécurité du territoire, de l’immigration, du service postal, des transports et des installations portuaires. Le mandat porte sur un territoire englobant les deux rives du Jourdain, mais, en mars 1921, à la conférence du Caire, les Britanniques reconnaissent Abd Allah ibn Hussein, émir de la rive orientale du Jourdain, honorant ainsi partiellement la promesse faite à son père, Hussein, chérif hachémite de La Mecque qui a conduit la révolte arabe de 1916 contre les Ottomans. La création de la Transjordanie marque le début d’affrontements meurtriers entre Juifs et Arabes. Pourtant, les implantations juives, sur des terres rachetées à bas prix par le Fonds national juif, continuent de se développer.

Bénéficiant de l’aide matérielle de la Diaspora et d’une bonne formation, les colons juifs sont soudés par leur volonté de faire fructifier la Terre promise des Hébreux. La fracture avec les Arabes palestiniens s’agrandit au fur et à mesure qu’augmente le niveau de vie des colons et que s’accroît leur nombre. En 1927 est créée l’Agence juive chargée de l’émigration des Juifs en Palestine. À partir de 1929, la violence entre les deux peuples prend un tour systématique, après que des incidents eurent éclaté à Jérusalem et à Hébron. Après l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler, en 1933, l’immigration des Juifs européens, fuyant les persécutions nazies, s’accélère. La communauté juive est décuplée dans les années trente. En 1936 débute une révolte générale des Arabes contre les Juifs. Ces derniers organisent leur milice d’autodéfense, la Haganah. Jusqu’en 1939, aux attentats arabes contre les colonies juives répondent les attentats perpétrés contre la population arabe par l’Irgoun, organisation clandestine sioniste extrémiste. À partir de 1939, les actions terroristes de l’Irgoun sont également dirigées contre les fonctionnaires britanniques. La Grande-Bretagne, en effet, devant la réaction arabe, a proposé, dès 1937, une partition de la Palestine, ce que refusent les sionistes. En 1939, le gouvernement britannique publie un Livre blanc interdisant la poursuite des achats de terres par les Juifs et limitant l’immigration à 75 000 personnes pour une période de cinq ans. Une immigration illégale est alors organisée et la Haganah recourt à son tour au terrorisme. Israël" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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