L'économie russe
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Carnet Photographique Russie |
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Jusqu’en 1991, l’URSS avait développé une économie-modèle de type socialiste, fondée sur le dirigisme, le collectivisme, le centralisme et la planification. La quasi-totalité des moyens de production, d’échanges et de services était contrôlée par l’État. La propriété privée et la libre entreprise étaient bannies. Des plans quinquennaux fixaient les objectifs en matière de production agricole et industrielle ainsi que le développement des grandes infrastructures. Dans les campagnes, la nationalisation et la collectivisation des terres s’étaient accompagnées de l’instauration de grandes fermes d’État (sovkhozes) et de coopératives (kolkhozes). Conçues comme des entreprises industrielles, elles employaient les agriculteurs comme salariés. Le régime soviétique avait mené une politique d’industrialisation rapide et massive. Les industries lourdes (extraction minière, métallurgie et chimie de base, biens d’équipements) et les industries de l’armement étaient privilégiées au détriment de la production de biens d’équipement et de l’agriculture. L’industrie avait acquis rapidement une place dominante dans l’économie soviétique mais elle était toujours demeurée sous-productive et très polluante. |
Durant toute la période soviétique, le poids économique de l’URSS a été surévalué. La dissolution de l’URSS, en 1991, en mettant brutalement fin au système socialiste, a profondément ébranlé l’économie de la Russie et a entraîné de profondes mutations dans tous les secteurs de l’économie. Le déclin de l’économie russe, amorcé dans les dernières années de la période soviétique, s’est brutalement accéléré. Le taux de croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) est passé de 3,1 p. 100 en 1985 à - 4 p. 100 en 1995. La Russie est aujourd’hui loin d’être une superpuissance économique. Elle possède un énorme potentiel militaire et scientifique mais son économie est délabrée. |
D’importantes réformes ont été entreprises à partir de 1992 pour mettre l’économie russe sur la voie de l’économie de marché, du capitalisme et de la libre entreprise : désétatisation, libération des prix, privatisation des grandes entreprises publiques, vaste réforme agraire (privatisation des terres). Les plus grosses entreprises ont été transformées en sociétés par action, les autres sont vendues, la plupart du temps à des firmes étrangères. Toutefois, le désengagement de l’État n’est pas total et il continue à exercer un contrôle partiel sur certains secteurs fondamentaux (extraction, énergie, communications, industries de pointe). |
Ces réformes, entreprises par le président Eltsine et ses partisans, se sont heurtées à la forte résistance des responsables industriels et de nombreux bureaucrates conservateurs. En dépit des protestations des autorités gouvernementales, la Banque centrale de Russie a continué, en 1992, à accorder d’importantes subventions à des entreprises jugées inefficaces, ce qui a augmenté le déficit de l’État. À partir du milieu de l’année 1993 cependant, la Banque centrale a commencé à respecter les directives gouvernementales concernant les subventions. La privatisation s’est poursuivie. |
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Pétrole en Russie. Source Encarta. |
Environ un tiers des entreprises d’État et municipales avaient été privatisées à la fin de 1993. Mais le processus de privatisation dépend dans une large mesure du soutien des autorités locales. Il a progressé beaucoup plus rapidement dans certaines villes, telles que Nijni-Novgorod, Saint-Pétersbourg et Iaroslavl, que dans le reste du pays. Toutefois, le secteur privé fournissait en 1995 près de 70 p. 100 du PIB (14 p. 100 en 1990) et 36 p. 100 des emplois (18 p. 100 en 1990). "Russie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 |
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