Histoire des Etats Unis : Deuxième mandat de Bush
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Alors que les troupes de la coalition sont confrontées à une résistance armée multiforme, la restauration de la stabilité et de la sécurité en Irak s’avère plus difficile que prévue pour l’administration Bush. Plusieurs facteurs contribuent en outre à la déstabiliser : l’enlisement de la guerre en Irak, avec son coût matériel et humain ; la révélation, en mai 2004, de tortures infligés à des prisonniers irakiens par des soldats de la coalition à la prison d’Abou Ghraib ; l’absence de preuves de l’existence d’armes de destruction massives en Irak. En outre, à l’approche de l’élection présidentielle du 2 novembre 2004, le candidat George W. Bush doit faire face à son rival démocrate, le sénateur John Kerry, un vétéran du Viêt Nam qui axe également sa campagne sur la sécurité et la politique étrangère — il prédit que, sous son mandat, l’Amérique sera « plus forte à l’intérieur » et « plus respectée à l’extérieur » —, mais aussi sur les questions économiques et sociales (limitation des baisses d’impôts, amélioration de la couverture médicale, hausse du salaire minimum), un domaine où le bilan de l’administration Bush est principalement marqué par un déficit budgétaire record et des pertes d’emploi massives. |
George W. Bush se pose quant à lui en chef de guerre ferme et résolu, totalement engagé dans la lutte contre le terrorisme, et il fait des questions de morale et de société ses principaux chevaux de bataille, en défendant les valeurs familiales traditionnelles et en s’opposant en particulier à l’avortement, au mariage homosexuel et à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Au terme d’une campagne médiatique sans merci, avec une forte polarisation partisane sur fond de guerre en Irak, ses positions conservatrices et son rôle de leader donnent l’avantage au président sortant. George W. Bush remporte une victoire d’une ampleur inattendue (51 % des suffrages), marquée par la plus forte participation électorale depuis 1968 et appuyée par le Parti républicain qui se renforce au Congrès et à la Chambre des représentants. |
Condoleeza Rice, nommée secrétaire d’État, devient la première femme noire à diriger la diplomatie américaine. La première moitié du second mandat de George W. Bush est globalement marquée par une série d’échecs. Sur le front intérieur, il ne parvient pas à faire adopter son projet de réforme de la sécurité sociale ; il est également très critiqué pour sa gestion de la crise lors de l’ouragan Katrina (août 2005), qui laisse sans toit des dizaines de milliers d’habitants de La Nouvelle-Orléans, pauvres et Noirs américains pour la plupart. L’enlisement de la guerre en Irak — avec 140 000 militaires américains stationnés sur le territoire irakien et plus de 2 800 soldats tués entre le début de l’offensive en mars 2003 et octobre 2006, et un coût s’élevant à 320 milliards de dollars — contribue aussi considérablement à alimenter un fort rejet de la population à l’égard de l’administration Bush. Celui-ci explique en grande partie la victoire des démocrates au Congrès lors des élections générales de novembre 2006, entraînant le premier changement de majorité depuis 1994. "Etats Unis" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés |
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