La Chine pendant la 2nde guerre mondiale
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Carnet Photographique Chine |
La Seconde Guerre mondiale débute en Chine dès 1937, avec l’agression nippone. En 1938, l’armée chinoise tente, en vain, de ralentir la progression des troupes japonaises en dynamitant les digues du Huang He. L’immense inondation qui s’ensuit fait 12 millions de sans-abris. Le pays éclate en plusieurs entités. Deux années après le début des hostilités, l’armée japonaise occupe les grands ports du pays, les centres industriels et les plaines fertiles du Nord et se livre à de nombreuses exactions (sac de Nankin en 1938). L’activité économique est réorientée et développée en fonction des intérêts des occupants. Le gouvernement nationaliste se réfugie dans le Sud-Ouest, à Chongqing (Sichuan), tandis qu’au nord l’Armée populaire communiste tient solidement la base du Shaanxi et harcèle les arrières des Japonais. |
Malgré la présence aux côtés de Jiang Jieshi du général Stilwell, brillant chef d’état-major américain, la résistance antijaponaise est davantage l’œuvre du Parti communiste que celle du Guomindang. Les heurts entre troupes communistes et nationalistes ne cessent jamais vraiment. |
Le refus de Jiang Jieshi de coordonner ses actions avec celles des guérillas communistes amène Stilwell à démissionner, aussi le Guomindang perd progressivement le soutien d’une population croissante, exaspérée par la misère, par la guerre, par l’inflation, par une corruption généralisée et par l’incompétence de l’administration. Réduit à quelques milliers de fidèles en 1935, le mouvement communiste profite de la guerre pour renforcer son audience. Il n’a de cesse de se déployer depuis sa base de Yanan et de s’infiltrer dans la plupart des zones rurales. En 1945, il contrôle dix-neuf zones libérées regroupant cent millions d’habitants. Mao Zedong et ses partisans appliquent une politique d’« union nationale » destinée à rallier les paysans riches, les propriétaires fonciers et les notables ruraux refusant de collaborer avec le Japon. |
C’est également au cours de cette période que se développe réellement l’idéologie maoïste. |
La lutte pour le pouvoir entre le Guomindang et le Parti communiste |
Le Guomindang sort de la Seconde Guerre mondiale discrédité. Jamais il ne cherche à s’attaquer au régime foncier, source de la misère paysanne, ni à la corruption généralisée de l’administration. Militairement, les généraux nationalistes, peu compétents, consacrent l’essentiel de leur énergie à contrer la progression de l’Armée populaire, plutôt qu’à combattre les Japonais. À l’inverse, les succès de la guérilla communiste permettent au parti de Mao Zedong d’apparaître comme le défenseur de la nation chinoise au moment de la capitulation du Japon, en août 1945. La lutte armée entre les deux partis s’accentue au lendemain du conflit mondial et dégénère rapidement en guerre civile. Une trêve est signée en 1946 grâce à la médiation du général George C. Marshall. Mais les combats reprennent malgré les efforts de ce dernier pour tenter de réconcilier les deux adversaires. |
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Lin Biao |
En août 1946, les États-Unis suspendent leur aide militaire au gouvernement nationaliste, mais cette mesure ne met pas pour autant fin aux hostilités. Marshall quitte la Chine au mois de janvier 1947. En mai, l’aide américaine reprend, mais les forces du Guomindang s’effondrent, malgré le matériel et les conseillers fournis par les Américains. En 1948, Lin Biao s’empare de la Mandchourie. En moins de six mois, l’Armée populaire reconquiert l’ensemble du territoire. Le 8 décembre 1949, le gouvernement du Guomindang se réfugie sur l’île de Taïwan, entraînant dans sa fuite deux millions de réfugiés. "Chine" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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