Le Bernin et son oeuvre architecturale
|
Carnet Photographique Italie |
Bernin, le (1598-1680), architecte, sculpteur, peintre et scénographe italien, l’un des représentants majeurs de l’art baroque. Fils d’un sculpteur florentin, Gian Lorenzo Bernini, dit le Bernin, est né à Naples. La virtuosité technique de la sculpture maniériste qu’il apprend de son père et l’intérêt qu’il manifeste pour l’art hellénistique sont les éléments fondamentaux de ses premières œuvres (Martyre de saint Laurent, v. 1614-1615, palais Pitti, Florence). Dans les quatre groupes sculptés entre 1619 et 1625 pour le cardinal Borghèse (galerie Borghèse, Rome), et notamment dans l’Apollon et Daphné (1622-1625), il semble que le Bernin ait voulu dépasser les limites du marbre pour construire l’image selon des critères plus picturaux, relevant de la représentation du mouvement instantané. Dans ces mêmes groupes (Énée et Anchise, 1618-1619 ; Pluton et Proserpine, 1621-1622 ; David, 1623-1624), on peut voir un changement radical dans l’emploi renaissant de la perspective : bien qu’un point de vue particulier de l’œuvre demeure privilégié, tous les autres présentent également au spectateur une vision significative. |
L'oeuvre architecturale du Bernin |
Avec l’élection pontificale d’Urbain VIII en 1623, le Bernin obtient une position de grande autorité dans le milieu artistique de la cour papale et commence à travailler à la nouvelle basilique Saint-Pierre. Sa première œuvre est la construction, entre 1624 et 1633, du gigantesque baldaquin en bronze au centre de la croisée de Michel-Ange ; puis, dans les quatre piliers majeurs supportant la coupole, il ménage de grandes niches, encadrées par des colonnes torses comme celles du baldaquin, où l’on place certaines de ses statues (1630-1640) ; l’une des plus célèbres est le Saint Longin (1629-1638), haut de plus de 4 m, pour lequel il propose un nouveau rapport spatial entre la statue et la niche.
|
![]() |
Le baldaquin du BerninPhoto E. Buchot |
L’intérêt du Bernin pour l’architecture classique est visible dans ses projets pour les églises à plan central comme Saint-André-du-Quirinal (1658), où les effets de dilatation et d’enchaînement des plans correspondent à un rapport avec l’espace typique de l’artiste. Parmi ses plus grandes entreprises architecturales, on trouve le palais de Montecitorio à Rome et des projets non aboutis pour la façade orientale du palais du Louvre, élaborés pendant son séjour en France (v. 1665).
"Bernin, le" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 |
![]() Recherche personnalisée
|